Ouverture de la conférence international de l’alliance des libéraux et démocrates

Le Chef de l’État SEM Macky Sall a présidé ce vendredi 16 octobre 2015 au King Fadh Palace, la 10ème conférence annuelle de l’Alliance des Libéraux et des Démocrates pour l’Europe, le Pacifique, l’Afrique et les Caraïbes (ALDEPAC), organisée en collaboration avec la Représentation Régionale Afrique de l’Ouest de la Fondation Friedrich Naumann pour la Liberté.
Le thème de cette session qui se tient pour la la deuxième fois à Dakar, après l’édition de 2007 est : « La gouvernance des ressources naturelles de l’Afrique : une approche libérale ».
Selon le Président de la République, l’enjeu pendant ces trois jours sera aussi de « démontrer comment l’idéologie et les politiques libérales peuvent aider à l’amélioration de la gouvernance des ressources naturelles dans un contexte mondial complexe, de concurrence et d’inégalités dans les niveaux de développement ».
Évoquant la Conférence sur le climat prévue à Paris en décembre prochain, le Chef de l’État estime qu’il « sera un premier test sur la limitation des émissions de gaz à effet de serre, la mobilisation de ressources conséquentes pour le financement de l’adaptation au changement climatique et le transfert de technologies écologiquement viables ».
« Pays riches ou pauvres, tous doivent contribuer à cette réussite, suivant le principe de la responsabilité commune mais différencié et du pollueur payeur ».
Sur la question des ressources naturelles en Afrique, le Président de la République a déploré « le grand déséquilibre des contrats miniers et pétroliers au détriment de l’Afrique et ainsi plaidé pour une juste rémunération des ressources naturelles.
En sa qualité de Président exercice du NEPAD, le Président de la République a réitéré son plaidoyer pour la mise en œuvre diligente de l’initiative CONNEX, du G7 sur le soutien aux pays en développement dans les négociations de contrats complexes, en particulier dans l’industrie extractive.
C’est en ce sens qu’il a engagé l’ALDEPAC à également plaider en faveur d’une meilleure gouvernance des ressources naturelles fondée, entre autres, sur « la promotion de mécanismes d’exploitation rationnelle des ressources, la juste rémunération des ressources naturelles, et la lutte contre le pillage des écosystèmes ».
« La juste rémunération des ressources naturelles, avec des contrats miniers et pétroliers conclus dans le respect des droits de l’investisseur et la prise en compte effective de l’Etat d’accueil et des populations locales est non seulement une exigence d’équité, mais aussi de justice sociale et de stabilité de nos pays ».
« Si le Continent africain reste encore à la traine dans le processus de développement en dépit de ses bonnes performances de la décennie, c’est bien parce qu’elle ne tire pas plein avantage de ses ressources ».
« C’est un quand même un paradoxe qu’un continent si riche en ressources énergétiques soit en même temps le moins éclairé de la planète ! »
Enfin, le Chef de l’État a rappelé les initiatives menées au Sénégal à travers, notamment le Programme de Bourses de Sécurité Familiale en faveur des couches sociales les plus vulnérables, la Couverture Maladie Universelle, pour l’accès de tous à un minimum de soins de santé et plus récemment, le Programme d’Urgence de Développement Communautaire, au profit des zones rurales déshéritées.
« Assurément, la « main invisible » d’Adam Smith ne pourra pas toujours tout arranger pour faire la richesse et le bien être de tous ! Il faut que celle de l’Etat puisse intervenir pour assurer un minimum de justice sociale ».
« Les paradigmes de l’économie nationale et globale ne sont plus ce qu’ils étaient à l’époque des pionniers du libéralisme ».