On trompe Macky Sall sur les DAC…Les jeunes de Sédhiou lui dévoilent tout

Grogne dans les Dac du Séfa à Sédhiou…Des jeunes dressent un catalogue de carences et sonnent l’alerte !
Implantés dans les communes de Diendé et de Koussy plus précisément dans le périmètre agricole du Séfa, les domaines agricoles communautaires (DAC) de Sédhiou sont au cœur d’un véritable débat suscité par des jeunes de Koussy. Ces derniers réunis dans un cadre dénommé « COLLECTIFS DES JEUNES POUR L’EMERGENCE DE LA COMMUNE DE KOUSSY »(CJECK) n’entendent pas rester les bras croisés devant une cascade d’irrégularités qui selon eux, creusent à grande enjambés la voie de l’échec. A travers une lettre ouverte adressée aux Maires de Koussy ,au sous-préfet de Diendé ,au Directeur des Dac…,ils passent au peigne fin les deux ans de présence du programme national des domaines agricoles communautaire(PRODAC) dans leur localité. Cette lettre affichée à la place publique et dont une copie est parvenue à xibaaru dévoile tout le
bien et le mal que ces jeunes pensent du Prodac. S’ils trouvent que «c ‘est une idée ingénieuse du président de la République pour résoudre un sujet brulant, qui se trouve être l’emploi des jeunes », ce qui explique d’ailleurs leurs enthousiasme, tout au début, quant à l’idée de son installation dans leur localité, ils ne souhaitent point prendre l’attitude du spectateur. C’est pour quoi « après une réflexion très poussée sur les deux années d’existence du DAC, ils soutiennent avoir « descellé des manquements notoires dans le fonctionnement du programme ». Ainsi, par la voix de Mamadou Diallo,
leur porte-parole et non moins coordonnateur du collectif ainsi que des jeunes de l’alliance pour la république(APR) de Macky Sall à Koussy
, ils considèrent que « ces dysfonctionnements peuvent constituer une source de découragement et de désengagements des jeunes ».
Insuffisance de communication
« Après avoir pris des décisions entre le quatre murs, la direction du DAC les impose à la population locale sans aucune concertation. Tandis qu’elle devait faire le contraire, si réellement elle est venue pour nous aider. Car, bien sûr, elle est venue avec sa théorie, mais elle ne doit pas oublier que nous avons notre pratique sur place : une expérience diverse et variée engrangée au fil des années. Donc, vous comprenez aisément que la synergie de ces deux éléments basés sur une bonne communication allait diminuer beaucoup de difficultés que nous rencontrons. C’est ce qui justifie le pilotage à vue de la part de la direction. Conséquence, un retard notoire sur tout le processus d’exploitation. Aussi, nous déplorons l’installation de la direction à Sédhiou, une situation qui ne favorise guère notre travail. Nous demandons à ce que les locaux de la direction soient sur sa zone d’intervention, pour plus de proximité et plus d’économie en termes de temps et d’énergie.
Pire encore, elle avait prévu d’exploiter toutes les terres de l’aile ouest qui se trouve entre koussy et Nimaya. Mais, malheureusement comme toutes ses autres prévisions celle-ci aussi a connu des manquements inimaginables. Parce que jusqu’à présent il reste des parcelles non exploitées, au moment où certains pauvres paysans revendent leurs semences faute de terres cultivables. »
Des promesses rangées aux oubliettes
« Du fait que, la commune de koussy donne ses terres, la direction nous avait promis que la priorité allait nous revenir dans le système de recrutement si nous remplissons les critères requis. Mais nous constatons le contraire. Car les deux seuls et unique critères de recrutement sont : le népotisme et la politique.
Avec une manipulation permanente des produits dangereux pour la santé, sans équipement de protection, nous avions eu comme promesse la construction d’un poste de santé dans notre chère localité pour un bon suivi sanitaire de la population locale.
Selon la direction, son programme phare est l’aménagement d’un périmètre irrigué pour permettre aux jeunes de pratiquer des cultures maraichères, pour lutter contre l’exode et l’immigration clandestine. Un acte qui tarde à se concrétiser. Nous espérons que cela ne sera pas un vœu pieux.
Aucune promotion pour la jeunesse locale« Nous avons des jeunes brevetés, bacheliers et des nouveaux bacheliers non orientés qui sont nés dans l’agriculture et ils sont intéressés par l’agriculture. Nous pensons que ces derniers doivent pouvoir intégrer le programme et bénéficier d’une formation. Mais tout ce que nous constatons est qu’il y a des jeunes qui nous viennent des différents lieux d’origine des responsables du Prodac.
Sanoussy Dia à Sédhiou pour xibaaru.com