MOUSTAPHA GAYE, COACH DES «LIONNES» DU BASKET : « Je réfléchis d’abord sur mon avenir avec cette équipe »

Le Sénégal a terminé à la dernière place du groupe B du tournoi de basket féminin de Rio 2016. Tirant le bilan de cette participation, le coach Tapha Gaye s’interroge aussi sur son avenir à la tête des «Lionnes».
Le sélectionneur national Moustapha Gaye a tiré le bilan de la participation des «Lionnes» au tournoi féminin des Jeux Olympiques de Rio 2016 (6-20 aoît). Malgré les cinq défaites concédées en autant de rencontres, Tapha Gaye estime que la prestation des ses filles a été satisfaisante. Le technicien s’est aussi prononcé sur les prochaines échéances, dont l’Afrobasket 2017, ainsi que sur son avenir à la tête de la sélection.
«Je réfléchis d’abord sur mon avenir avec cette équipe et j’en discuterai avec le directeur technique et le président de la fédération. Mais, l’équipe est encore perfectible, et il faut continuer à chercher l’oiseau rare, faire beaucoup de tournois, convaincre les cadres de rester et surtout les motiver pour cet Afrobasket qui va être très difficile. En tout cas, tout est possible et les joueuses locales ont leur mot à dire aussi », déclare Moustapha Gaye dans les colonnes du Populaire.
Et d’analyser le parcours de l’équipe à Rio 2016 : «C’est d’abord un bilan chiffré avec cinq matches perdus, que nous assumons. Mais il y a beaucoup de satisfactions sur la discipline de l’équipe, sur le contenu proposé et surtout l’état d’esprit des joueuses et la progression au fil des matches. Dans tous les secteurs, il y a eu de très bonnes choses et parfois de moins bonnes. Je crois que nous avons plus souffert de négligences défensives et surtout de balles perdues à des moments cruciaux».
Ayant fait, les frais du chamboulement du programme de préparation concocté par le staff technique, surtout après l’annulation à la participation aux tournois de la Turquie et de la Serbie, l’équipe nationale féminine pouvait rendre une meilleure copie. Cela, en dépit de la différence de niveau avec ses adversaires du groupe B du tournoi, dominé par les intouchables Américaines (cinq victoires de rang). «C’est certain qu’avec des tournois, on aurait peut être fait une meilleure participation. Encore qu’une bonne préparation ne garantit pas les résultats. Mais c’est un préalable pour espérer une bonne participation», fulmine M. Gaye toujours dans le Populaire.
Champion d’Afrique en titre, le Sénégal veut conserver son trophée en 2017. Ce qui sera pas chose aisée, vu le nivellement des valeurs au niveau du basket africain