Moustapha Cissé Lô interdit de meeting de Mbacké à Touba…Un politicien indésirable à cause de sa « Bouche »

Les «apéristes» de Mbacké n’ont pas encore fini de solder leurs comptes avec leur camarade Moustapha Cissé Lo qu’ils considèrent comme le principal artisan de la défaite du «Oui» dans le département susmentionné. 

Et c’est le chargé des élections de l’Apr de Mbacké qui est monté en première ligne pour menacer le président du Parlement de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao). «Nous avons pris toutes nos responsabilités, au niveau de l’Apr de Mbacké, pour que Moustapha Cissé Lo nous laisse notre département. En tout cas, ce qui est sûr, c’est qu’il ne tiendra plus aucune manifestation politique au niveau de Mbacké. C’est une position irréversible. Nous avons averti les responsables du parti et les responsables administratifs», assène Bara Gaye.  

Le conseiller technique au ministère du Renouveau urbain et de l’Habitat de renchérir : «C’est inadmissible qu’à chaque fois qu’on va à des élections, on perd le département de Mbacké à cause de cet homme. Ça ne s’explique pas. Si c’était le fait religieux, Tivaouane et les Niassène n’allaient pas voter oui».

Faisant le procès de Moustapha Cissé Lo, Bara Gaye de tonner : «Il a eu à insulter les chefs religieux. Même lors du déplacement du chef de l’Etat chez le Khalife des ‘Baye Fall’, il a insulté publiquement. Il a aussi insulté vos confrères journalistes. Il dit encore qu’il va transférer son vote, parce que c’est lui qui appuie les chefs religieux. Ce n’est pas exact, parce que de tout temps, les chefs religieux bénéficient d’un passeport diplomatique. Il ne donne rien». 

Le responsable «apériste» est convaincu que «ce n’est pas le président de la République qu’on a sanctionné à Touba et à Mbacké». «Les raisons de notre défaite, tout le monde a pris note de cela. Il se trouve que le comportement de Moustapha Cissé Lo a été irresponsable. Quand on se permet dans une ville comme Touba, avec tous les antécédents qu’il avait avec les chefs religieux, de traîner une caravane de 40 véhicules à une heure où les gens prient et de tirer des coups de feu, cela s’est forcément traduit dans les urnes», conclut Bara Gaye.