Maher Zain : le défenseur de l’Islam par le chant

Les Sénégalais ont découvert cette belle voix ces dernières années à la faveur du mois de ramadan. Tout au long du mois sacré, sa musique passe en boucle sur presque toutes les chaines de télévision du pays. Si ce n’est pas un spot publicitaire qui l’utilise comme fond sonore, Maher Zain prête sa voix aux génériques des sketchs servis aux téléspectateurs pendant le ramadan. Rien que pour ça, les Sénégalais doivent connaitre ce chanteur hors-pair qui affiche fièrement son « islamité » dans un monde de plus en plus hostile à une religion pourtant loin d’être recroquevillée sur elle-même.

En 1981, il fait sa première entrée sur la scène du monde à Tripoli, au Liban. Pays qu’il a quitté en 1989 pour des raisons de sécurité. Avec ses parents, ils sont accueillis par la Suède. Grand fan de la musique américaine, il sera particulièrement influencé par le britannique Cat Stevens, d’autant plus que ce dernier finira par embrasser la religion musulmane. Alliant musique et études, Maher Zain parvient en 2006 à s’imposer dans l’industrie musicale américaine aux cotés de grands artistes à l’image du sénégalais Alioune Badara Thiam alias Akon. C’est là qu’il a rencontré son producteur Marocain. Mais il ne sera vraiment connu qu’à partir de 2009, année de sortie de son album « Thank you Allah ». Opus dont sont issus tous les tubes dont raffole le public sénégalais. Une admiratrice d’un âge très avancé révélait à Taib Socé qu’elle ne peut retenir ses larmes en écoutant le titre « Assalamou Alayka ». Comme quoi, le chanteur suédois d’origine libanaise a su transcender les frontières pour pénétrer les cœurs des croyants.