Macky vide le PDS : Oumar Sarr placé sous mandat de dépôt…Il retrouve Karim Wade à Rebeuss…

Le coordonnateur national du Parti démocratique sénégalais (PDS, opposition) et député, Oumar Sarr, a été placé sous mandat de dépôt, ce lundi, pour ‘’faux et usage de faux, diffusion de fausses nouvelles’’, rapporte la Radio futurs médias (RFM).
Oumar Sarr était en garde à vue depuis samedi suite à un communiqué du PDS relatif à l’article du journal Le Monde à propos du supposé financement de l’opposition en 2012 par de l’argent en provenance de la Russie.
Le Monde avait écrit dans sa livraison de jeudi que l’ex patron de la Fédération internationale d’athlétisme (IAAF) Lamine Diack a participé à hauteur de 1,5 milliards d’Euros pour financer la campagne de l’opposition sénégalaise contre le président sortant Abdoulaye Wade en 2012 avec l’argent russe.
A la suite de cet article, le PDS s’en était pris à l’actuel chef de l’Etat sénégalais, Macky Sall.
Dans sa déclaration aux juges reprises par le journal français, l’ancien président de l’instance internationale d’athlétisme laisse entendre que des fonds russes auraient contribué au financement de l’opposition sénégalaise en 2012.
Dimanche, le journal Le Monde a précisé que les déclarations de Lamine Diack aux enquêteurs français n’impliquent pas directement la campagne du président sénégalais Macky Sall, mais des réseaux d’opposition à son adversaire de l’époque, Abdoulaye Wade.
« Précision : cet article est un résumé de l’enquête publiée vendredi 18 décembre sur le Monde.fr et dans la version imprimée du Monde (daté du 19 décembre). Une première version de ce résumé
évoquait un lien avec la campagne de Macky Sall de 2012, précise le journal français dans son site.
Lamine Diack est mis en examen pour ‘’corruption passive’’ et ‘’blanchiment aggravé ‘’ par les autorités françaises. Agé de 82 ans, il a été président de l’IAAF de décembre 1999 à août 2015

5 Comments

  1. OUMAR SARR EST FATIGUE DE CETTE OPPOSITION ,MAINTENANT IL VA SE REPOSER UN PEU ,NE LE DERANGER PAS

  2. La Fédération du PDS de France, les mouvements de soutien: Ass-Kaw, Misak, Malik, Cikaw et le FPDR bloquent le consulat général du Sénégal à Paris pour dénoncer :
    – la détention du coordonnateur national adjoint du Pds Omar Sarr

    https://youtu.be/Y8oAMIqKm7Y

  3. Babacar Willane | Publication 21/12/2015 INTERVIEW A MAME LESS CAMARA A SENEPLUS
    L’attitude du journal le Monde affirmant dans un premier temps que l’argent de Lamine Diack a financé la campagne de Macky Sall avant de se dédire est inexcusable. Mame Less Camara, analyste politique, y voit même cette représentation caricaturale que l’Occident, la France particulièrement se fait des pays africains et de leurs chefs d’Etat. Il en appelle également à une réflexion sur le financement des campagnes électorales qui pourraient être, selon lui, une voie de blanchiment d’argent.

    Comment avez-vous jugé l’attitude du journal le Monde qui donne l’information pour se contredire par la suite ?

    Il est très rare que ce journal fasse publier des rectificatifs. Mais dans ce cas d’espèce, il est inexcusable qu’un journalise puisse inventer des noms qui ne figurent pas dans le document qu’il exploite. Et comme le journaliste du Monde a bien expliqué que le nom de Macky Sall ne figurait pas dans le document sur lequel il a travaillé et que lui-même n’a jamais cité le nom de Macky Sall qui n’est apparu que sur le site, il me semble qu’un esprit malin a glissé un élément qui ne figurait pas dans l’information originale mais qui a pu mettre en émoi toute la république du Sénégal. Donc, c’est une preuve supplémentaire de la nécessité d’avoir une meilleure maîtrise des publications sur le web qui souvent partent d’une information intéressante mais la font diriger vers la désinformation. C’est véritablement cela que signifie désinformation. C’est-à-dire partir d’une situation vraie mais présentée dans des formes qui peuvent déstabiliser un adversaire ou mettre en ébullition une situation que l’on veut embrouiller.

    Il est sûr que lorsqu’un journal réputé sérieux se livre à ce genre d’exercice, il n’est jamais totalement innocent. Maintenant, les grands journaux comme Le Monde ont une version papier, une version électronique et une version en ligne. Tout cela se complique puisque l’internet permet une certaine interactivité. Ou bien alors un traitement de seconde main d’une information déjà publiée dans une version papier. Ce genre de glissement n’est pas évitable à 100%. Mais concernant spécifiquement le cas du Sénégal et de l’implication de Macky Sall dans une affaire, la faute est du journal Le Monde. Il faut qu’il la reconnaisse, il faut qu’il s’en excuse parce qu’il a porté atteinte à son image, à sa crédibilité, à la limite à sa légitimité. Puisqu’il serait élu selon des soutiens financiers illégaux.

    Est-ce que cette forme de légèreté pouvait avoir lieu si c’était un président français ou américain ?

    Il me semble qu’on ne saurait jamais laisser dire qu’un président ou premier ministre européen a été élu avec l’argent de l’athlétisme mondial sans que Le Monde ne verse des indemnités. Mais avec un chef d’Etat africain, on se permet un peu plus de libertés. Cela rend l’information plus « sexy » de faire savoir qu’avec l’argent de l’IAAF, on peut élire un chef de l’Etat de pays pauvre ou ignorant. Le président africain est perçu comme une marionnette faite pour faire rire beaucoup plus que pour assurer le développement de son pays.

    Depuis lors, les réactions des partis politiques se multiplient. Chacun affirme avoir financé sa campagne avec l’argent des responsables et militants. Est-ce plausible ?

    Au plan national, cette information a jeté le trouble dans ce monde-là. Ce qui peut se comprendre. Les uns disant, si nous avons été battus, c’est parce que l’autre camp a bénéficié de cet investissement. Et puis ceux qui sont accusés d’avoir profité des largesses de Diack, disant qu’ils n’ont jamais rien reçu. Je pense que c’est un débat inévitable dès l’instant qu’une telle information a été publiée. Mais le problème que cela pose, c’est que ceux qui disent avoir perdu à cause de l’argent de Diack ne sont pas allés au fond des choses, puisque les montants en question sont nettement insuffisants pour financer des élections à quelque niveau que ce soit. Ce que le journaliste devrait savoir. Au fond, le problème ici, c’est celui du financement des partis. En période électorale, il entre beaucoup d’argent dans ce pays. On sait que des chefs d’Etat aujourd’hui décédés comme Mobutu ou Bongo ont souvent aidé financièrement des partis au pouvoir ou dans l’opposition pour leur participation aux campagnes électorales.

    D’autre part, il est clair qu’aujourd’hui, avec cette sorte de levée de fonds qui sont effectués à la veille des élections, entrent en jeu, comme cela se fait aux Etats unis, des multinationales qui misent sur tel ou tel candidat pour que sa victoire leur ouvre les portes de l’économie du pays. Que ce soient des sociétés nationales qui passent de sociétés d’Etat à sociétés privées rachetées pour des montants ridicules par des multinationales, des infrastructures à exploiter, des mines, etc., changent de main. Ceux qui bénéficient de ces transferts sont ceux qui investissent sur tel ou tel candidat. C’est comme à la course hippique, on mise sur un cheval pour que sa victoire vous rapporte la fortune. Tout cela favorise le financement de partis selon des proportions et des modalités qui souvent malheureusement échappent à la connaissance de l’opinion.

    Faut-il craindre que les campagnes électorales soient une occasion de blanchiment d’argent ?

    A la limite, c’est une voie de blanchiment. Tout cet argent qui entre sans qu’on puisse identifier l’origine, les intentions, les manipulateurs, les modalités de transaction, si ce n’est pas du blanchiment, ça en emprunte les formes. Et ça pourrait devenir une source de blanchiment. Le moment est donc venu de mettre de l’ordre dans le financement des partis. Autrefois, ce qui se faisait, c’est que chaque candidat avait ses bailleurs connus. Mais on ne connaissait pas les montants et les modalités. Tout ce qu’on voyait, c’est que les partis pauvres deviennent brusquement prospères.

    Cela doit nous pousser à poser les bonnes questions pour mettre le pays à l’abri de l’argent qui maintenant a des origines tellement diverses que ça peut à la limite même être de l’argent de l’intégrisme religieux. On sait que l’Etat islamique bénéficie maintenant de beaucoup d’argent. Pourquoi ne pas essayer de conquérir par les urnes cet Etat qu’ils s’acharnent à conquérir par les armes ? C’est une hypothèse qui n’est pas complètement dénouée de sens et qui mérite qu’on s’y penche.

  4. LeMonde.fr: «Il n’y a aucune intention du Monde de déstabiliser la politique sénégalaise»
    Rédigé par ( La rédaction… ) le 22 Décembre 2015 à 00:51 | Lu 210 fois
    CANALFRANCE – L’affaire Lamine Diack n’a pas fini d’égratigner des personnalités sénégalaises soupçonnées d’avoir bénéficié des fonds russes. Après une publication polémique qui a mis en cause Macky Sall sur le supposé financement de sa campagne électorale, le gouvernement a dénoncé un processus de dénigrement orchestré par un responsable du journal Le Monde.

    LeMonde.fr: «Il n’y a aucune intention du Monde de déstabiliser la politique sénégalaise»
    Interrogé par Canalfrance.info, Yann Bouchez, l’ auteur de l’article assure que Le Monde n’a aucune intention de déstabiliser la politique sénégalaise. Il précise cependant que Lamine Diack, dans ses déclarations aux enquêteurs, a bien dit que l’opposition sénégalaise avait été financée, notamment lors de l’élection présidentielle de 2012, par l’argent des Russes. Mais il n’a pas évoqué directement Macky Sall. « Ce sont des propos de Lamine Diack qui n’engagent que lui. Nous n’avons rien écrit de plus dans notre longue enquête.» a-t-il souligné.

    «Une erreur insérée dans notre longue enquête»…mais par qui ?

    Suite à l’article polémique publié le vendredi 20, Yann Bouchez et Stéphane Mandard, les deux auteurs ont ensuite présenté leurs excuses aux lecteurs et au gouvernement sénégalais.

    Aujourd’hui, une enquête en interne est en cours. Yann Bouchez reconnaît qu’il y a eu des «passages ajoutés» dans son papier, pulsé ensuite sur internet. Il n’est donc pas responsable de ces écrits.
    «L’article a été publié sur Le Monde, en version papier. Une erreur a été insérée dans le court papier résumant notre longue enquête, cosignée par Stéphane Mandard et moi-même.» confie Yann Bouchez à Canalfrance.info.

    Cette bourde des fonds russes qui a impliqué «par erreur» Macky Sall a eu des répercussions sur la crédibilité du média Le Monde. L’on s’interroge désormais sur la fonction exacte de Serge Michel, rédacteur en chef du Monde Afrique. Le gouvernement sénégalais l’accuse d’avoir inséré cette erreur dans l’article des deux journalistes. Yann Bouchez a préféré ne pas répondre à cette question.

    Aujourd’hui, l’ex-patron de l’athlétisme mondial, Lamine Diack, a été de nouveau mis en examen pour corruption, rapporte une source proche de l’enquête. Le Sénégalais est soupçonné d’avoir reçu de l’argent pour fermer les yeux sur des cas de dopage, notamment d’athlètes russes. Les juges le suspectent aussi d’avoir remis en espèces, en plusieurs fois, la somme de 140.000 euros à Gabriel Dollé, le médecin qui était en charge de la lutte antidopage à l’IAAF jusqu’à fin 2014. L’homme aujourd’hui âgé de 82 ans nie avoir remis ces fonds au médecin.

    Ghislaine Goudiaby
    Canalfrance.info

  5. En mettant les opposants en prison, qu’est ce que les tenant du pouvoir espèrent aux prochaines élections????
    Je me demande si ces derniers ne sont pas arrivés par hasards aux pouvoir!!!
    Cela traduit un manque de sereinité!!!!

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