Macky Sall:  »La dépénalisation des délits de presse est un vrai problème »

Le président de la République, Macky Sall a estimé mardi à Dakar que la dépénalisation des délits de presse constitue un ‘’vrai problème’’, invitant les parlementaires et les professionnels des médias à trouver une  »modalité » pour la reprise des discussions sur le projet de Code de la presse.
 »Je suis d’accord avec vous que l’adoption du Code de la presse permettrait non seulement de réguler le secteur mais également de donner un meilleur traitement à la presse. Mais, la dépénalisation constitue un vrai problème. On ne peut pas punir une certaine catégorie de personnes et privilégier d’autres (…) », a dit Macky Sall.

Le chef de l’Etat qui recevait le rapport annuel 2014 du Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA) plaide pour que des efforts soient faits du côté des parlementaires comme du côté des professionnels des médias pour l’adoption du projet du Code de la presse.

 »J’ai discuté avec le président du groupe parlementaire de la majorité en lui disant qu’il fallait rapidement trouver une modalité pour la reprise en main de ce dossier », a dit le président Sall.

Le chef de l’Etat affirme avoir engagé le gouvernement pour redynamiser le secteur des médias dans l’intérêt de la population.

 »C’est un combat à mener et nous devons le faire. Pour beaucoup, la presse est un moyen de chantage, de pressions… Et, nous devons faire des efforts dans ce sens pour une presse saine, libre et indépendante », a dit Macky Sall.

Auparavant, le président du CNRA, Babacar Touré a plaidé pour une meilleure prise en charge des problèmes de la presse par l’adoption du projet du Code de la presse qui selon lui, pourrait résoudre  »certains casse-têtes économique » du secteur.

 »Des Solutions dorment dans les tiroirs parlementaires. Pourtant le projet de Code de la presse, probablement revisité, ressoudait certains des casse-têtes économiques du secteur autant que les motifs de préoccupations professionnelles’’, a-t-il dit lors de la remise du rapport annuel 2014 du CNRA.

Babacar Touré a ajouté :  »La presse mérite que l’on se mette à son chevet. Elle mérite mieux que ce qui lui a été témoigné jusqu’à ce jour. Le diagnostic est connu, disponible ».