Macky obtient officiellement son OUI…Les 5 sages confirme les résultats

Le Conseil constitutionnel a confirmé mercredi la victoire du courant du ‘’Oui’’ au référendum du 20 mars 2016 avec 62, 64% des suffrages contre 37, 36% en faveur du courant du ‘’Non’’.

Le taux de participation est de 38, 59%.

Dans sa décision dont copie a été transmise à l’APS, le Conseil souligne que le référendum sur le projet de révision constitutionnel soumis au peuple sénégalais a donné les résultats suivants :
Nombre d’inscrits : 5 709 582
Nombre de votants : 2 203 062
Nombre de bulletins nuls : 19 815
Suffrages valablement exprimés : 2 183 247
Le courant du Oui a obtenu : 1 367 592
Le courant du Non a obtenu : 815 655
Le Conseil a rejeté la requête de M. Babacar Ba, président de l’association ‘’Forum du justiciable’’ qui sollicitait l’annulation des résultats provisoires proclamés par la Commission nationale de recensement des votes.
Selon le Conseil, ‘’il n’est pas prouvé, ni même allégué que M. Babacar Ba est le représentant’’ du Courant du ‘’Oui’’ ou de celui du ‘’Non’’ alors qu’il résulte des dispositions légales et réglementaires que ‘’seuls les représentants’’ du Courant du ‘’Oui’’ et du Courant du ‘’Non’’ sont habilités à ‘’contester la régularité des opérations de vote’’.
La juridiction a également donné acte du désistement de Me Ousmane Sèye qui avait dans un premier temps sollicité, pour le compte de Amadou Seydou Kane, ’’l’annulation du scrutin du 20 mars … au centre de vote Adja Warath Diène de Gueule Tapée’’.
La révision constitutionnelle porte sur 15 mesures, dont la ’’modernisation’’ du rôle des partis politiques dans le système démocratique, la participation des candidats indépendants à tous les élections (présidentielles, législatives et locales), la promotion de la gouvernance locale et du développement territorial, par la création du Haut conseil des collectivités territoriales.
Elle met l’accent sur l’octroi de nouveaux droits aux citoyens : le droit à un environnement sain, aux ressources naturelles et au patrimoine foncier et le renforcement de la citoyenneté par la consécration de nouveaux devoirs du citoyen.
Il y a la restauration du quinquennat pour le mandat présidentiel, le renforcement des droits de l’opposition et de son chef, la représentation des Sénégalais de l’extérieur par des députés à eux dédiés et l’élargissement des pouvoirs de l’Assemblée nationale en matière de contrôle de l’action gouvernementale et d’évaluation des politiques publiques.
La nouvelle constitution consacre la soumission au Conseil constitutionnel des lois organiques pour contrôle de constitutionnalité, avant leur promulgation et l’augmentation du nombre des membres de cette juridiction, de cinq à sept, avec la possibilité donnée au président de l’Assemblée nationale d’en nommer deux.
Dans les réformes figure l’élargissement des compétences du Conseil constitutionnel, pour lui donner la compétence de donner des avis et de connaître des exceptions d’inconstitutionnalité soulevées devant la cour d’appel.
Il y a aussi la constitutionnalisation des principes de la décentralisation et de la déconcentration, l’intangibilité des dispositions relatives au mode d’élection, à la durée et au nombre de mandats consécutifs du président de la République.

2 Comments

  1. AUCUNE IMPORTANCE.
    CE SONT LES 5 QUI ONT PONDU UN DOCUMENT OU IL EST FAIT MENTION D’UN AVIS ET D’UNE DÉCISION.
    ILS NE SONT PAS CRÉDIBLES.

  2. Le Conseil Constitutionnel donne un résultat sans le nombre de bureaux de vote. C’est tout un symbole.
    Je soupçonne que ni le juge, ni un autre du pouvoir n’ira aborder ce sujet pour tenter une explication de ces 1213 bureaux de vote fictifs. Ils tenteront, comme a commencé de le faire Mimi Touré, de noyer l’affaire par le lancement de d’autres sujets dans les titres des médias. Quitte à payer. Nous aurons prochainement beaucoup de titres sur le statut de l’opposition, le chef de l’opposition, Tant de milliards « investis par telle banque », un joli chiffre offert par le FMI, traque des biens mal acquis, récupération des « biens » de Karim, etc. Mais le sujet de la fraude, ils le fuiront.
    L’annonce des résultats par le ministre de l’intérieur, qui a même avoué qu’il n’en avait pas le droit, avait pour but d’imposer au juge le résultat à annoncer. Ils pensent ainsi, comme à l’accoutumé, mettre le peuple sénégalais devant le fait accompli. Ils ne nieront jamais avoir frauder, mais imposeront que c’est fini, le juge s’est déjà prononcé.
    La même méthode a été utilisée pour la condamnation de Karim, par la CREI. Les mensonges ridicules, l’absence de preuves, ont beau être flagrants, ils se cacheront derrière le juge Grégoire pour répéter que ce dernier a prononcé son verdict, alors tant pis pour l’absence de preuves.
    La même méthode a été utilisée pour le parjure du président. 45 professeurs agrégés de droit ont beau affirmer que le CC donne un avis, ils n’en ont cure. Ils se cacheront derrière cet avis du CC pour dire que l’affaire est close.
    C’est à tous ces juges de comprendre le rôle qu’on leur fait jouer face à l’histoire. Parce que ceux qui leur font faire sont éphémères, alors que la république du Sénégal, alors que les preuves des mensonges d’aujourd’hui seront pérennes. Il y a une différence de 1213 bureaux de vote. Ce sont des bureaux qui se sont ajoutés au moment du déroulement du vote. C’est mathématiques. Cela ne s’efface pas par la parole d’un juge, qui qu’il soit. Cela ne saurait être noyé par la répétition de milliers de médias. C’est indélébile. L’histoire du Sénégal le rappellera dans 400 ans Et avec, les noms de ceux qui ont accepté d’y jouer un rôle.

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