L’opposition bouge timidement le pied…Un front contre la fraude électorale : Rewmi, Bokk Gis Gis, UCS, FSD-BJ…

Le Fsd-Bj de Cheikh Bamba Dièye, l’Ucs de Baldé, Aj-Pads de Decroix, Bokk Guiss Guiss de Pape Diop, le Pds de Wade, Rewmi de Idrissa Seck et l’Urd de Djibo Ka en appellent «à l’opposition tout entière, à la société civile et à tous les patriotes de tous les bords politiques et aux sans partis» pour «la création d’un front uni de l’opposition contre la fraude et pour la régularité et la transparence du processus électoral».
Selon eux, «il urge de mettre en place un cadre vaste et solide pour lutter efficacement contre cette fraude électorale en cours» afin «que les élections qui s’annoncent ne soient pas des moments de confiscation de la volonté du peuple souverain». Ne pas le faire, disent-ils, serait «se faire complice d’une situation qui pourrait nous replonger dans les années les plus sombres de notre Histoire ; une situation dans laquelle l’élection servirait, non pas à rendre compte de la volonté du peuple souverain, mais à légitimer et consacrer la confiscation du pouvoir par la minorité régnante au (Sénégal)».

Inquiets, ces opposants soulignent que «de multiples cas de fraudes sont déjà décelés, notamment la mise en mouvement, sur l’étendue du territoire et à l’étranger, de commissions d’instruction de la carte nationale d’identité installées dans les permanences et les officines de l’Apr, à l’insu des populations et de l’opposition, faits avérés et dénoncés par l’organe de contrôle et de supervision des élections en l’occurrence la Cena». Cette situation, ajoutent-ils, corrélée à «la volonté tout aussi avérée du Président de renier ses engagements de réduction du mandat (engagement pris avant la présidentielle et réitérée au lendemain de son élection)» fait qu’«il est devenu urgent pour tous les citoyens de redoubler de vigilance pour continuer à être les garants de notre démocratie qui nous a valu d’énormes sacrifices».

Seulement regrettent-ils, «les manœuvres politiciennes à l’assemblée nationale, les multiples atteintes à la liberté du citoyen, les convocations intempestives devant le juge de journalistes, de membres de la société civile et des politiques dont certains croupissent déjà dans les prisons, sont le signe d’une volonté manifeste du pouvoir de museler tous les acteurs du jeu démocratique qui ne lui sont pas favorables». Surtout à un moment où «les disparités sociales (sont) inquiétantes» et les attentes des populations comme l’eau et l’électricité en rupture quotidien dans les ménages et les entreprises demeurent insatisfaites. Autant de raisons qui font qu’ils disent que «le Sénégal est encore une démocratie fragile à protéger des dérives autocratiques».