L’opération « Toxu » au grand parti de Gackou vide l’AFP de Rufisque…Le parti du vieux Niasse démembré

Le parti de Moustapha Niasse a pris de l’eau à Rufisque. Déjà en léthargie dans le département, l’Afp a subi une grande saignée dans la commune de Rufisque nord où tous les responsables ont rejoint le Grand parti de Malick Gackou, avec militants et moyens. Mais dans le camp des fidèles du responsable départemental du parti de Niasse, on minimise.

«On était avec Ousmane Samb en 1999, pendant les moments durs de la mise en place du place de l’Alliance des forces de progrès à Rufisque. Nous avons tout donné au parti mais, en contrepartie, nous avons vu que le parti n’a pas été reconnaissant avec nous et avec Malick Gackou. C’est pourquoi nous avons plié bagages pour rejoindre celui qui était l’homme à tout faire à l’Afp », s’est exprimé ainsi l’ex-responsable des femmes, Méry Sarr, que nous avons rencontrée chez elle à Darou Rahmane, dans la commune de Rufisque Nord.

C’est dire à quel point les membres de l’opération « Toxu » en veulent à leur responsable départemental qu’ils accusent d’être à l’origine d’une léthargie profonde de la formation progressiste dans le département de Rufisque. Pour eux, ce dernier n’a rien fait pour les militants qui ont tenu le parti à bout de bras pendant les périodes difficiles de l’opposition sous le régime socialiste et pendant la persécution du régime libéral. Et leur amertume a atteint son paroxysme quand Ousmane Samba, puisque c’est de lui qu’il s’agit, a été élu à la tête du Conseil régional de Dakar, selon Mery Sall, responsable départemental des femmes progressistes et membre du bureau politique national.

« Malick Gackou, durant son magistère au Conseil régional, a fait beaucoup de choses pour les habitants de Pikine et Guédiawaye ; ce qui n’a pas été le cas pour lui. Nous les militants de Rufisque, on a rien eu en retour alors que nous attendions au moins à un retour d’ascenseur. Au contraire, Ousmane Samb est resté dans son coin, partageant les avantages de son poste avec sa famille proche ».

Expliquant les raisons qui les poussés à déposer leurs baluchons au Grand Parti de Malick Gackou, Mme Sall a estimé avoir suivi celui qui a toujours été la cheville ouvrière de l’Afp, qui faisait tout et était partout à la fois. « Pour tous ses sacrifices qu’il a consentis au nom de l’intérêt du parti, nous nous sommes dit que c’est lui qui était le capitaine du bateau, et quand le secrétaire général l’a chassé, on s’est dit que le bateau était perdu et qu’il allait au sabordage. C’est pourquoi nous avons choisi de rallier le vrai capitaine. »