Les révélations de Selbé Ndom : « Le promoteur de lutte Aziz et son frère m’ont proposée une maison aux Almadies… »

Poursuivie par le promoteur de lutte Aziz Ndiaye pour injures publiques, la voyante Selbé Ndom était, hier, à la barre du tribunal correctionnel de Ndakaaru. La célèbre voyante a reconnu les faits qui lui sont reprochés, expliquant que tout est parti d’une émission de Lamine Samba «Joganté». Aziz Ndiaye s’est mis, a-t-elle rappelé, à l’insulter ouvertement sur le plateau en la traitant de «soi- disant voyante» et en demandant qu’elle se taise alors qu’elle ne faisait que la prédiction de résultats de combat de lutte. Elle a expliqué que suite à cela, Baye Ndiaye, frère d’Aziz, lui a envoyé des messages pour la traiter de «putes de Ponty et d’Africa…, une boîte de la place». Des propos qui, selon elle, ont été ensuite repris dans la presse. Mais, dit-elle, son erreur a été de ne pas avoir porté plainte, contrairement à Aziz Ndiaye qui a saisi la justice après avoir été qualifié de «chien» et de «singe» par cette dernière.
D’après la voyante, le promoteur et son frère venaient pourtant jusque chez elle et sont même allés jusqu’à lui proposer 2 millions et une maison aux Almadies, dans le cadre de la voyance qu’elle faisait pour eux. Offre qu’elle a déclinée. Selbé de souligner qu’ils lui ont causé beaucoup de torts, car elle n’arrive plus à vivre normalement, alors qu’elle est chef de famille. Si pour l’avocat de la partie civile, Me Bamba Cissé, les faits sont constants, vu que Selbé a reconnu avoir traité Aziz Ndiaye de ces horribles mots, il y a aussi qu’il faut qu’on arrête cette dernière, car les prédictions qu’elle faisait troubler l’ordre public. Ainsi, l’avocat a demandé au tribunal de déclarer Selbé coupable des faits d’injures, avant de réclamer le franc symbolique. Le ministère public a lui requis l’application de la loi. Quant à l’avocat de la défense, Me Boubacar Cissé, il a plaidé pour la relaxe purement et simple, en plaidant l’excuse de la provocation, et à défaut une application bienveillante de la loi. Finalement, le tribunal a décidé de mettre l’affaire en délibéré jusqu’au 23 février prochain.