Le Sénégal se transforme, accompagnons-le !

Les temps changent. A la timidité des décennies des indépendances, les pouvoirs politiques à travers la vision du Président de la République Macky Sall et sous son impulsion, s’engagent résolument dans une politique de transformation de l’économie, de la société, de la culture, de la coopération internationale et enfin commencent à afficher sans complexe nos ambitions légitimes. Nous sommes les produits de notre histoire, des renoncements à notre souveraine prise en main de notre destin. Croyons-nous aux ambitions que nos leaders politiques affichent ? Et eux-mêmes, y ont-ils mis toute leur énergie, toute leur détermination, tout leur courage et toute leur intelligence pour les mettre en œuvre ? Le moment était-il propice ? Avaient-ils les ressources humaines qualifiées, engagées et probes pour les accompagner ? Quoi qu’il en soit, les Présidents Léopold Sédar Senghor, Abdou Diouf et Abdoulaye Wade n’ont pas manqué d’ambition ! Chacun a construit et consolidé une part de ce Sénégal, fut-il pauvre, dans lequel nous vivons en paix, dans ce vouloir-vivre en commun qui est nôtre et que le monde nous envie. La politique politicienne, ces caaxaaneries à la sénégalaise, voudrait qu’on insiste sur les erreurs voire les fautes de chacun, les manquements, les contradictions et les renoncements pour les accabler, et après des décennies, finir par saluer leur vision et leur attitude. Nous sommes des humains, vivons avec nos imperfections, comme pour l’écrivain, son style, il serait dramatique de ne juger que sur nos défauts.
N’est-il pas temps après soixante-cinq années d’indépendance d’opérer une rupture ? Rompre avec le professeur qui du haut de son piédestal livre son cours qu’il n’appliquera jamais ou cet avocat des bonnes causes prêt à sauter sur tout écart, à suspecter toute intention et à assassiner toute idée nouvelle avant même qu’elle ne germe, car réfractaire à toute idée de changement. Nos élites, en particulier intellectuelles, restent dans une attitude permanente, de la colonisation aux indépendances, d’opposition au pouvoir politique, à tous les pouvoirs politiques sans distinction. Les seules forces légitimes à leurs yeux, les seules forces ayant quelques beaux atours sont celles qui cherchent à accéder au pouvoir, celles qui s’opposent au pouvoir en place qu’ils s’évertuent à déconstruire par tous les moyens idéologiques et en leur opposant, si possible, des forces sociales et tout récemment les mouvements de la société civile. Des raisons de s’opposer existent toujours cependant cette opposition politique ne doit être ni aveugle, ni systématique contre tout projet national dès lors qu’il est porté par le pouvoir en place. Pourtant ceux qui s’expriment bruyamment constituent une minorité, la majorité des lettrés, des cadres, des ingénieurs, des universitaires, ceux qui ont obtenu des diplômes avancés sont silencieux. Après mai 68, nos écoles et institutions d’enseignement supérieur ont fonctionné avec l’idée que la grève est « toujours légitime ». L’élève comme l’étudiant qui s’y oppose est un défaillant, donc un traître et nous peinons encore aujourd’hui à sortir de cette culture qui déstabilise nos établissements d’enseignement public. L’absurdité d’un tel comportement saute d’autant plus aux yeux que nous voyons des étudiants entièrement soutenus et supportés par les pouvoirs publics aller en grève à tout bout de champ tandis que leurs camarades dont les études sont payées par leurs familles font preuve de discipline, de discernement et sont passionnés de travail. Nous trainons aussi une attitude très enracinée et ancienne que les élites intellectuelles perpétuent et dont en dernière analyse, elles sont les principales bénéficiaires ; les pouvoirs publics sont une vache à lait aux mamelles intarissables. Demander, toujours demander, revendiquer, toujours revendiquer ! Peu importe l’équité, peu importe le sort de la majorité de la population, peu importe ! Car dès lors qu’un groupe, un groupuscule s’oppose au pouvoir il ne peut qu’avoir raison et les élites bénéficient d’une arme redoutable et redoutée, la liberté d’expression. Celle-là qui unit dans sa conquête toute force porteuse de progrès et d’intelligence. Son usage par des hommes et des femmes de l’obscurantisme en fait aujourd’hui un risque pour l’unité nationale, le respect de la personne humaine et la défense et l’illustration de nos bonnes valeurs et la conquête de nouvelles valeurs positives. Toute ambition est combattue, ridiculisée et rendue impossible par des voix et des images portées par des personnages souvent incultes. S’il est évident qu’il n’y a pas de pays qui se construit sans une ambition portée par un leader charismatique, sa pérennité et son effet d’entrainement sont incubés par l’Ecole (du préscolaire à l’enseignement supérieur). L’École n’a pas encore suffisamment joué son rôle dans la construction d’un idéal partagé de développement, de ciment d’un bouquet de valeurs cardinales de notre commun vouloir vivre ensemble et de catalyseur de l’embrasement des énergies orientées vers une construction collective et active de notre bien-être. Notre école ne pourra continuer à être inodore et incolore face à notre destin et espérer qu’elle produise une jeunesse volontariste, entreprenante et engagée sur le chemin de l’émergence. Ces pays dont nous saluons l’émergence économique se sont beaucoup appuyés sur la jeunesse à travers un travail volontaire massif qui permit de réduire les coûts des infrastructures collectives (réseau routier, barrages, écoles, dispensaires, etc.). Le fait pour le Sénégal d’avoir la démocratie comme un atout majeur ne sera pertinent que si nous sommes capables de convaincre notre jeunesse, à travers l’École, de s’engager dans l’édification d’une Nation émergente sans rien attendre en retour que la satisfaction d’avoir servi sa Patrie. Ce n’est pas un vœu pieux dès lors que l’esprit positif prend le dessus sur l’autodestruction généralisée et que la présomption de bien faire, de bonne foi et de bonne intention prend le dessus sur l’opposition spontanée à ce qui ne vient pas de soi, même si c’est l’émanation du groupe politique, professionnel ou social auquel appartient le contradicteur. Dès lors il n’est pas surprenant de constater aujourd’hui cette opposition bruyante à la mise en œuvre du Plan Sénégal émergent (PSE) dont certains essaient de minimiser les résultats et de contester la portée à long terme. C’est de bonne guerre dans le jeu politique entre la majorité et l’opposition n’eût été la violence de certains propos venant de milieux intellectuels ou de la société civile qui ne sont pas liés à l’opposition politique traditionnelle. En fait, au-delà des intérêts personnels et de corporations bousculés, c’est la rapidité, le rythme, la forme et l’audace des transformations qui tétanisent certaines élites et produit cette réaction violente de rejet, cet aveuglement à ne pas voir et enfin cet entêtement à reconduire cet arsenal d’analyse théorique obsolète sur une situation qui est en complète rupture avec ses prédictions. Le Sénégal et l’Afrique reviennent dans l’histoire économique, sociale et culturelle universelle de laquelle des savants honnêtes, des penseurs reconnus et des idéologues de la colonisation ont voulu l’exclure. Combien de chercheurs ont fait l’apologie des technologies endogènes comme la houe et la daba pour la sauvegarde de nos sols fragiles et excluant toute mécanisation, car selon eux les paysans n’auraient la capacité d’utiliser les machines et les sols seraient très rapidement détruits. En mettant en avant la disponibilité des terres, de l’eau et du soleil, en mettant à disposition à temps les engrais et les produits phytosanitaires, en reconstituant le capital semencier à travers des semences sélectionnées et des semences à cycle court, en conseillant les paysans sur leurs choix culturaux à partir des prévisions météorologiques, en fournissant les connaissances et en dispensant les formations, en assainissant le circuit de commercialisation, de transformation et de distribution, l’atteinte des objectifs d’autosuffisance et d’exportation est désormais à portée de main. La mécanisation apparaît comme indispensable pour réussir la double culture du riz dans la vallée du fleuve Sénégal. En fixant aux secteurs des objectifs quantitatifs, avec un horizon déterminé, en y injectant les moyens nécessaires et en introduisant la mécanisation adaptée au type de producteur, le Sénégal a fait un bond en avant surprenant pour les élites intellectuelles traditionnelles. Le Ministre de l’Agriculture Dr Papa Abdoulaye Seck ne manque pas de rappeler que toute cette politique agricole repose sur une analyse et un modèle rationnel universel. La politique de désenclavement des centres urbains comme des villages surprend par son ambition, son étendue et sa rapidité. L’autoroute Ila Touba rapprochera l’ouest du pays (Thiès, Tivaouane), une partie du nord (Matam, Bakel), le centre (Fatick, Kaffrine, Kaolack), l’Est (Tambacounda, Kédougou) et même le Sud (Vélingara, Kolda, Sédhiou et même Ziguinchor). L’autoroute Dakar- Somone va réduire la durée du parcours Dakar-Mbour, Dakar-Fatick, etc. La route du Diery a considérablement allégé le parcours Linguère-Ourossogui. Bientôt la boucle de l’Île à Morfil, celle du Boudié, les tronçons Nioro-Keur Ayip, Ndioum-Ourossogui-Bakel, les différents ponts, dont celui de Marsassoum et celui sur la Gambie, vont rendre la circulation fluide entre les différents points du Sénégal. La vaste politique de construction de pistes de production, la mise en circulation des bateaux Aguène et Diambogne, la réhabilitation du chemin de fer Dakar-Kidira vont donner une nouvelle impulsion au transport des produits agricoles, forestiers, miniers et tout autre bien. D’ores et déjà, le développement du transport urbain par Dakar Dem Dikk et les GIE de transport est en train de soulager les populations des villes de l’intérieur du pays (Thiès, Saint-Louis, Ziguinchor, Kaolack, Touba, etc.) tandis que la mobilité urbaine s’intensifie à Dakar avec la mise en route de nouveaux bus. Le Train express rapide (TER) va parachever la liaison Dakar-AIBD par un réseau ferroviaire électrique moderne. La livraison de l’Aéroport international Blaise Diagne (AIBD) et la création d’une compagnie aérienne nationale bénéficiant d’un partenariat stratégique fort parachèveront le désenclavement du pays à travers des dessertes des capitales régionales et de certains chefs-lieux de départements.
L’École a tenu ses Assises de l’Éducation et de la Formation et sa Concertation nationale sur l’Avenir de l’Enseignement supérieur (CNAES). Le Président de la République a parachevé ces concertations en présidant les deux Conseils présidentiels correspondants et a pris dans chaque cas onze décisions. Notre École change. Elle se réoriente vers la science, la technologie, les mathématiques et la formation professionnelle. Une vaste politique d’équipement et de construction de nouvelles infrastructures est lancée depuis deux ans et demi. La qualité devient primordiale, dans l’enseignement supérieur une Autorité nationale d’Assurance Qualité (ANAQ-Sup) est mise en place et participe à la régulation, à l’évaluation, à l’habilitation et à l’accréditation des diplômes, des filières et des institutions. La professionnalisation au niveau du moyen et du secondaire se renforce à travers une formation professionnelle avec de nouveaux instruments de financements, des équipements et de nouvelles infrastructures. Au niveau du supérieur les contrats de performance (CDP), la création des instituts supérieurs d’enseignement professionnel (Thiès, Bignona, Richard Toll, Matam et Diamniadio) et des universités thématiques Amadou Mahtar Mbow (UAM) et Sine Saloum El Hadji Ibrahima Niass (USSEIN), la dématérialisation de l’orientation des bacheliers à travers le portail www.campusen.sn, le lancement dans le cadre de la Réforme alignement des formations de l’enseignement supérieur sur les besoins économiques du PSE du Programme sénégalais pour l’Entreprenariat des Jeunes (PSEJ) et le relèvement du plateau technique permettent de réorienter notre enseignement supérieur vers la formation à des métiers en adéquation avec les priorités du PSE tout en lui gardant ses qualités originelles de formation générale dans les lettres, les sciences et techniques, les sciences humaines et sociales. Les TIC sont élevées au rang de priorité. Déjà les universités sont interconnectées, une bande passante de 310 Mo est disponible dans les universités publiques, les bases de données Science Direct, Scopus, Revues Masson et Cairninfo sont disponibles, 25 000 étudiantes et étudiants disposent d’un ordinateur portable subventionné par l’État, l’Université virtuelle du Sénégal (UVS) est créée et sur les cinquante espaces numériques ouverts (ENO) prévus en 2022, vingt-et-un seront livrés et équipés en 2016. L’internationalisation et le label étudier au Sénégal se conjuguent à travers une nouvelle politique de bourses qui valorise l’excellence, soutient l’équité et renforce les formations doctorales de nos universités. L’École se tourne vers la société qui participe à sa gouvernance tandis qu’elle se fixe pour mission de lui rendre service et de répondre à ses besoins en connaissances, en expertise et en ressources humaines. Ce sont plus de 302 milliards qui sont en cours d’investissement dans les infrastructures et équipements de l’enseignement supérieur sur une période de cinq ans alors qu’il a fallu cinquante-deux ans pour investir moins de la moitié.
Le Sénégal est en train de combler le gap énergétique par la construction d’importantes centrales électriques en même temps qu’il développe une stratégie de mix énergétique qui va réduire le coût, l’impact sur l’environnement et élargir l’accès des ménages à l’électricité.
La politique sociale s’est intensifiée avec un niveau très bas de taux d’inflation et sa stabilisation, l’augmentation des salaires grâce à la réduction des impôts sur les salaires, la gratuité des soins pour les enfants de zéro à cinq ans, la mise en place de la couverture maladie universelle (CMU), des bourses de sécurité familiales qui atteindront en 2016, trois cent mille bénéficiaires. L’habitat social a pris son essor, des milliers de maisons sont livrés d’autres milliers sont en cours de construction en particulier dans le nouveau Pôle urbain de Diamniadio. Le relèvement du plateau technique des structures de santé se poursuit par l’installation de centres de dialyse, de scanners et d’autres équipements lourds. L’accès à l’eau potable, et à l’électricité, la construction de pistes rurales et la réduction de la pénibilité des travaux des femmes sont pris en charge par le Projet d’Urgence de Développement communautaire (PUDC) exécuté par le PNUD et financé par le Gouvernement du Sénégal. La question difficile de l’emploi commence à trouver des solutions à travers les Domaines agricoles communautaires (DAC), le Parc industriel de Diamniado, les différents projets, infrastructures de transport, immobiliers, miniers, de services, mais surtout à travers une politique massive de développement de l’artisanat, des PME et PMI. La promotion de l’entrepreneuriat féminin à travers le financement des GIE de femmes s’est étendue aux femmes de la diaspora.
Deux secteurs sont en cours d’élaboration de documents stratégiques en vue de la mise en œuvre de réformes structurelles pour revitaliser leur apport essentiel dans les objectifs du PSE. Il s’agit du Tourisme et de l’Économie numérique.
Notre économie se porte beaucoup mieux, les indicateurs internes progressent positivement, le taux de croissance pourrait, cette année, atteindre 6% nous rapprochant ainsi de l’objectif du PSE. Les indicateurs fournis par les institutions internationales sont globalement flatteurs, ceux sur l’innovation nous paraissent très significatifs des progrès accomplis. Le Sénégal est le sixième pays d’Afrique et surtout il est avec l’Afrique du Sud et l’Île Maurice, les trois pays qui ont fait le plus gros progrès.
La liste des réalisations est longue, les projets en cours de mise en œuvre nombreux et les perspectives suffisamment maîtrisées. C’est pourquoi le procès fait au Ministre-écrivain Abdou Latif Coulibaly est injuste et il traduit juste la fuite de ses contradicteurs devant l’avalanche de faits qu’il a exhibés pour se réfugier derrière des attaques personnelles inappropriées et discourtoises.
Le Président de la République Monsieur Macky Sall a gagné la bataille de la crédibilité du PSE, son leadership politique et international se renforce chaque jour par les responsabilités que ses pairs lui confient et les positions qu’il conquiert pour le Sénégal sur la scène internationale.
Le Sénégal est à l’aube d’une nouvelle page de son histoire, celle qui ne s’arrête pas seulement à la fin d’un ou de deux mandats du Président, mais celle que le Président de la République Macky Sall a tracée à travers le PSE dont la cible 2035 sera atteinte avant cette date.

Pour le Sénégal, accompagnons le Président de la République Macky Sall.

Fait à Saint-Louis, le 25 décembre 2015

3 Comments

  1. Le discours et les beaux paroles de monsieur le ministre de Macky SALL sont tres beau.. mais la realite en est tout autre malheureusement pour le SENEGAL.

  2. La grande saga racontée par des laudateurs. Quelle honte dans une énumération non chiffrée pour un scientifique de la trempe de Yeux Niane.
    Vous continuez à prendre vos rêves pour la réalité. Donc si ce tu dis était vrai et influe sur la vie des sénégalais pourquoi notre Indice de Développement Humain (IDH ) régression d’après les chiffres résultats du PNUD. Malgré le « nexalaâme » en lui confiant le PRIX.
    QUE HONTE. WWW TEL.

  3. La malhonnêteté intellectuelle ne transforme pas le Sénégal, tout au contraire elle le transfigure en un monstre hideux sous le règne d’arrivistes œuvrant pour la sauvegarde de leurs privilèges: dans le titre, c’est le Sénégal qu’il faut accompagner et à la chute, Macky Sall se substitue au Sénégal. Il vous faut un miroir, Pr, pour apprécier vos propres transformations qui vous rendent méconnaissables à vous-mêmes, « Mackyllé » de honte!

Les commentaires sont fermés.