Le Rewmi d’Idrissa Seck rencontrent les grands syndicats de l’enseignement

Les consultations citoyennes initiées par le Parti Rewmi continuent de plus belle. En effet, après les deux Grands Cadres des syndicats d’enseignants, c’était, hier, autour du Cadre unitaire syndical des enseignants du moyen secondaire (CUSEMS) d’échanger avec les mandataires d’Idrissa seck sur l’orientation qui doit être donnée au système éducatif sénégalais. La délégation de Rewmi était présidée par la coordinatrice, Mme Awa Tall Tounkara et de son adjoint, M. Babacar Mar.
Après avoir consulté les dirigeants du CUSEMS, les responsables politiques de Rewmi en charge de la commission éducation se sont adressés à la presse. Revenant sur l’approche inclusive adoptée par le président du conseil départemental de Thiès, Idrissa Seck. Ces derniers ont clairement affiché les ambitions de leur mentor, « Notre parti est entrain, depuis un certain moment d’organiser des consultations citoyennes. Le principe, c’est d’aller vers les acteurs, les cibles, la population en général dans ses profondeurs recueillir leurs avis, leurs suggestions dans leurs domaines d’activités considérés comme secteurs de développement. Nous avons organisé des commissions qui s’activent dans cette dynamique?? Donc, à l’issue de ces consultations, les différentes commissions thématiques vont se charger d’élaborer un programme pour le candidat Idrissa Seck, qui le présentera aux Sénégalais », a expliqué la coordinatrice nationale de la commission éducation des consultations citoyennes de Rewmi, Mme Awa Tall Tounkara.
Expliquant la démarche de Rewmi, cette dernière a ajouté : « Quand on aspire à diriger un pays, recueillir les suffrages des Sénégalais, il ne faut pas attendre jusqu’au moment des échéances, pour prendre à bras le corps les préoccupations des citoyens. Comme le dit l’adage : gouverner c’est prévoir. C’est pourquoi on a jugé opportun, avant d’aller aux élections, d’élaborer un programme par une démarche participative et inclusive et en y impliquant les différentes couches de la population, ainsi que toutes les catégories professionnelles ».
Ce programme, a-t-elle précisé, sera conçu par « les populations et pour les populations ». Poursuivant son propos, Mme Tounkara a indiqué « Qu’actuellement tout le monde sait que l’école sénégalaise est en crise, elle est paralysée. Donc, cette initiative nous permettra de voir en profondeur quelles sont les causes réelles qui gangrènent notre système éducatif. On a échangé sur les plateformes revendicatives des différents syndicats, le problème des indemnités, le problème des actes administratifs, etc. ».
Le secrétaire général du CUSEMS Abdoulaye Nddoye a pour sa part justifié l’opportunité d’une telle rencontre avec une formation politique comme le Rewmi : « Nous sommes une organisation syndicale et nous nous battons pour la revalorisation du statut de l’enseignant. L’école doit être une affaire de la communauté. Lorsque les citoyens demandent à nous rencontrer pour nous, c’est une occasion pour échanger sur les questions de l’école. Parce que l’école est au cœur des préoccupations de développement. Et, il est clair que ce ne sont pas les ressources énergétiques, encore moins les ressources minières ou les sols cultivables qui vont façonner le monde. C’est l’intelligence humaine. Nous pensons qu’aujourd’hui, l’école doit être la priorité des priorités. Cette rencontre nous a permis de faire un diagnostic sans complaisance du système éducatif. Nous sommes revenus également sur la plateforme revendicative du CUSEMS. Nous avons également échangé avec eux sur le PV (procès verbal) que nous avons signé avec le gouvernement, en date du 6 mai 2015. L’évaluation de ce PV a montré que le gouvernement n’a pas respecté ses engagements ».
Pour les syndicats, il n’y a pas d’ambiguïté possible. « Rewmi est un parti politique et les responsables qui sont venus nous consulter vont certainement intégrer tout cela. Ils ont un projet pour l’école. Je crois qu’aujourd’hui, il est important au-delà de Rewmi que tous les citoyens sachent que l’école est une affaire de la communauté. Il faut que tout le monde s’implique ». A-t-il précisé.
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