Le président Macky doit mettre en place les conditions d’un dialogue fécond, sincère et inclusif (communiqué)

RENOUER LE FIL DU DIALOGUE !

« Ce qui nous désunit est-il plus important que ce qui nous unit ? »

L’histoire nous a appris que des divisions profondes ont amené bien des peuples à s’entre-tuer dans l’arène de l’absurde. Mais dans la clameur de l’incompréhension, de la haine et de la violence, la fluette voix de la raison et de la sagesse arrive toujours à se faire entendre. C’est alors que tout le monde se souvient qu’ils ne font qu’un seul peuple indivisible et qu’ils sont condamnés par le destin à vivre ensemble ; ils s’accordent à noyer leurs incompréhensions et leurs absurdités dans l’encre du pardon, relèvent la tête et recommencent à marcher droit. Mais entre-temps que d’horreurs ! Que d’ego vampires assouvis !

Au Sénégal, nous n’en sommes pas là et prions DIEU de continuer à nous en préserver. Dans notre pays, il ne s’agit même pas de divisions encore moins profondes, mais de simples clivages politiques. En effet nous n’avons senti aucune différence d’idéologie dans les politiques nationales élaborées et appliquées ici depuis le président DIOUF jusqu’au président SALL, nous n’avons aucun problème ethnique ni religieux ; nous sommes une Nation avec des réalités socio-culturelles exceptionnelles. Tout nous commande de nous entendre, et POURTANT !

La campagne référendaire a été émaillée de violence inexplicable quant au sens du référendum ; elle est la preuve que l’ego de certains hommes politiques a chevauché cette consultation du peuple tout le long de la campagne et ceci dans les deux courants. En dépit des alertes, nos compatriotes ont été détournés de l’enjeu véritable de cette consultation qui a fait encore l’objet d’une instrumentalisation regrettable. C’est la raison pour laquelle, certains « gagnants » n’ont pas eu le triomphe modeste et d’autres « perdants », la humble reconnaissance d’une défaite. Nous ne reviendrons pas sur les griefs et contestations de l’opposition tout en reconnaissant certains bienfondés, mais nous disons que cette violence est l’expression d’un gap démocratique qu’on a essayé de combler avec des armes que le discours confusionniste a mises entre des mains militantes.

A quoi bon magnifier un système démocratique quand ceux qui sont censés lui donner vie n’en sont pas à la hauteur ? Défaite et Victoire tirent leur légitimité de la même source : le peuple. C’est pourquoi toutes deux se doivent RESPECT et CONSIDERATION. Voilà la première condition d’un dialogue sincère et inclusif. Défaite et Victoire ne sont pas rigides ; pleines d’enseignements, elles sont mouvantes et peuvent se transformer l’une en l’autre. C’est la deuxième condition du dialogue : LA SOUPLESSE. En effet chaque partie doit pouvoir lâcher du lest au regard de l’intérêt du peuple car c’est ce dernier l’OBJET du dialogue.

La constitutionnalisation du statut de l’opposition doit trouver son sens dans l’action participative ; car au-delà de la couleur politique, il y a les énergies compétentes qu’on peut et doit mettre au service du pays. La condition primaire de l’attraction des énergies positives est un climat politique et social apaisé.

Le premier rôle en revient au Président de la République tenu par la Constitution de préserver l’unité nationale ; il en a fait le serment. Il doit mettre en place les conditions d’un dialogue fécond, sincère et inclusif.

Le deuxième rôle appartient à l’opposition et à la société civile ; ils n’ont certes pas prêté serment, mais c’est tout comme ; leur amour pour la patrie est un gage d’engagement sans condition au service du peuple sénégalais.

ALORS SOMMES-NOUS INCAPABLES DE VIVRE NOTRE DEVISE ?

Le Front pour la Refondation des Institutions du Sénégal (F.R.I.S.) répond NON ! Il se donne pour mission de travailler à l’instauration du dialogue autour de l’intérêt NATIONAL et de sa réussite pour l’instauration d’un climat favorable à l’effort d’émergence et de développement durable pour assurer un mieux-vivre et un mieux-être palpable à chaque citoyen.

Pour ce faire, de dignes et crédibles médiateurs devront y travailler avec le soutien institutionnel approprié de l’Etat dans l’intérêt exclusif du peuple sénégalais.

Notre pays devra renouer avec la longue tradition de dialogue qui cimente les relations entre ses différentes communautés et témoigne assurément des alternances démocratiques pacifiques.

Renouer le fil du dialogue en vue d’assurer la modernisation de notre système électoral (point de discorde fondamental) par règles consensuelles, à même de garantir aux citoyens l’exercice de leurs droits fondamentaux à travers un processus simplifié et transparent, lèverait toute suspicion quant à la sincérité des différents scrutins.

Dans le même sillage, l’institution d’une Autorité indépendante de régulation du cadre partisan rendrait notre système démocratique mieux performant…  

C’est la raison pour laquelle nous appelons au sursaut patriotique toute Sénégalaise et tout Sénégalais pour draper le présent de l’assurance que demain, l’avenir ne lui pointera pas un index accusateur.

VIVE LA REPUBLIQUE DU SENEGAL

 

Sénégal, le 30 mars 2016

 Le Front pour la Refondation des

                                                                                    Institutions du Sénégal (F.R.I.S.)