Le PLADH accuse : « le Sénégal défie les Nations Unies en matière de liberté de la presse »

Le soir des élections en 2012, le Sénégal avait, à nouveau montré, à la face du monde que c’est un pays de démocratie et constitue un modèle en Afrique. Il n’est donc pas question que cette démocratie soit bafouée par le régime de Macky Sall qui a, semble-t-il, misé sur la justice pour mener des combats politiques. En ciblant cette fois-ci la presse, Macky Sall et son régime sont allés trop loin en piétinant dangereusement sur les libertés d’expression et celle de la presse.
En effet, La Plateforme Africaine pour le Développement et les Droits Humains(PLADH) considère, à cet effet, que la liberté de presse est une conquête chèrement acquise pour la consolidation de notre démocratie qu’aucun pouvoir ne saurait entraver.
A travers ces arrestations, . Le 3 mai dernier Ban Ki-moon avait indiqué que la liberté de la presse est bafouée chaque jour. « Les journalistes sont pris pour cibles parce qu’ils énoncent des vérités qui dérangent. Ils sont enlevés, détenus, battus ou assassinés.» D’après lui, ce type de traitement est inadmissible dans un monde de plus en plus tributaire d’organes d’information.
Pour la PLADH la liberté des médias est indispensable pour le développement, la démocratie et la bonne gouvernance. Il demande aux gouvernements de défendre activement ce droit fondamental, qui sera un élément essentiel à la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le Développement.
La PLADH qui a informé toutes les sections en Afrique de ce qui se passe au Sénégal, salue la libération des journalistes du journal L’Observateur et du journal Le Quotidien et demande l’arrêt définitif des poursuites judiciaires contre ceux-ci.
Fait à Dakar le 17 Juillet 2015