Le “OUI” de l’honneur pour la réconciliation d’avec le peuple.

L’esprit humain ne doit pas suivre les sens, il doit les guider aux bons endroits, après les avoir bien analyser, bien appréhender pour la bienséance, la bienveillance et le bien-être de notre société. «ALKAMDOULILA» devrait-on dire pour commencer. La décence et l’honnêteté doivent accompagner nos désirs sans ôter le charme de nos bonnes actions envers tout ce que nous avons de commun : la famille, la race, la religion, la tribu, l’ethnie ; bref la société en tant qu’association organisée par des lois, règlements coutumes, traditions, instincts…

Au lendemain du référendum de ce 20 Mars 2016, le « OUI » de l’honneur porté par les sénégalais épris de justice, de paix, patriotes et républicains l’a remporté légèrement sur le « NON » de ceux qui cherchent à déstabiliser le régime en place, ceux qui, obsédés d’importuns, cherchant à rebuter l’enthousiasme patriotique. Les partisans du « OUI » ont agit en toute lucidité, en toute responsabilité et en toute dignité, avec l’aide de Dieu, à offrir au Président Macky SALL l’opportunité d’améliorer le fonctionnement de nos institutions en consolidant notre démocratie pour un Etat de droit avec comme corolaire, la modernisation de notre système politique telle que définit dans le PSE. L’opposition sénégalaise, paradoxalement, semble, par une haine, une rancune et une rancœur viscérales à l’égard du Président SALL que rien n’explique, rejeter l’offre si alléchant et combien important pour une démocratie moderne, qui donnera le ton à toute l’Afrique. Les fureurs d’une passion politicienne sans mesure de cette opposition qui abuse de notre forme de régime politique pour outrager nos ambitions ont été vite compris par les sénégalais ; Dieu merci.

Ce peuple sait dans sa plus grande majorité que la République est une affaire de conscience collective qui cherche à améliorer les conditions de vie des populations, nul de raisonnable n’a le droit de s’ériger en destructeur du commun vouloir de vivre ensemble. Ce vaillant peuple a empêché un coup de force en votant pour le triomphe du « OUI ». Qu’adviendrait-il si le «NON» l’avait remporté ?

C’est pourquoi, l’heure de la réconciliation a sonné et il est indispensable sinon obligatoire de le faire car le peuple a montré au gouvernement à qui il a confié son pouvoir avec une extrême édification, que certains penchants de la politique doivent être revus, corrigés, abandonnés et/ou améliorés pour reprendre du poils:

  • La transhumance de politiciens qui ont perdu toute crédibilité devant le peuple sénégalais doit cesser.
  • L’arrogance, l’insolence, l’impolitesse, l’irrévérence, l’effronterie la médiocrité de certains responsables du parti doivent être sanctionnée.
  • La tendance de certains militants à ethniciser l’Alliance Pour la République/Yaakaar doit faire réagir son Excellence pour que les auteurs de ces pratiques comprennent que notre parti est républicain.
  • Les nominations de tous ceux qui ont fait les régimes de Senghor, Diouf et WADE arrêtées. Je croyais personnellement que cette race de politiciens allait prendre la retraite pour de bon. Mais malheureusement, ils sont toujours là, affamés de pouvoir et se bousculent aux portes des institutions pour détenir des mandats électives ou nominatives à tout prix. Faut les obliger à prendre la retraite, ils n’ont jamais rien apporté à notre pays depuis notre indépendance.
  • Les privilèges octroyés aux petits marabouts maîtres-chanteurs ; salaires, passeports diplomatiques, voitures, maisons et autres privilèges abandonnés.
  • L’impunité dans une certaine classe sociale ; celle de la haute bourgeoisie doit cesser aussi. La prison ne doit pas être pour les affamés qui ont volé du pain.

Je demande de tenir compte de tout ceci car le peuple sénégalais est mûr, il sait discerner le vrai d’avec le faux, le bon d’avec le mauvais pour ensuite juger ou sanctionner. Pour rappelle cette belle phrase que  le Président SALL nous a servi un jour : « Nous devons faire de l’excellence notre crédo. Nos citoyens ont placé en nous leur espoir et nous sommes engagés à leur redonner confiance à travers le succès de ce plan fondateur pour un Sénégal émergent ».

Je demande aussi la reprise du parti et la définition de cahiers de charges pour chaque structure mais surtout la sanction positive ou négative des responsables. Notre parti est resté sans programmes, sans moyens, sans informations, sans changement, sans suivi, sans innovation aucune, sans animation, sans formation et les structures internes et externes sont restées au stade provisoire avec des querelles de leadership qui sapent le bon fonctionnement surtout au sein de la Diaspora qui a beaucoup contribué à l’élection du Président Macky SALL.

Aujourd’hui, il faut que chacun de nous use de son droit militant pour attirer l’attention de notre Secrétaire général, son Excellence le Président Macky SALL  afin que nos projets politiques ne soient pas déconcertés, que les attentes du peuple envers lui ne soient jamais trompées à cause de l’égoïsme et que tout l’espoir du peuple qui l’a plébiscité à 65% des voix ne soit pas trahi.

 

Malick Wade GUEYE, Coordonnateur de section2 Almeria/Espagne.