Le ministre Amadou Ba conduit une délégation au Pérou

Le Sénégal a pris part, du 5 au 12 octobre, aux Assemblée générales annuelles du Fonds monétaire internationale (Fmi) et de la Banque mondiale (Bm), à Lima, au Pérou. Notre pays était représenté par le ministre de l’Energie et du Développement des énergies renouvelable, Thierno Alassane Sall, le ministre en charge du Suivi du Plan Sénégal émergent, Abdoul Aziz Tall, et Amadou Ba, ministre de l’Economie, des Finances et du Plan, chef de la délégation.
A cette occasion, Thierno Alassane Sall, ministre de l’Energie et du Développement des Energies renouvelables, a animé un panel sur le thème : «Libérer l’investissement privé dans les énergies renouvelables». C’était en compagnie de Jin-Yong Cai, Vice-président exécutif et Directeur général de la Société financière internationale (Sfi), Mme Rune Bjerke, Directeur général de la Dnb (Banque d’investissement norvégienne), Mme Rosa María Ortiz Rios, ministre de l’Energie du Pérou, Imad Najib Fakhoury, ministre de la Planification et de la Coopération de Jordanie, et Maja Wessels, Vice-présidente en charge des relations publiques mondiales, First Solar (Développeur et installateur de projets solaires).
La «faim énergétique» comme argument de base
Durant ce panel, renseigne un communiqué du ministère de l’Economie, des Finances et du Plan, il a été rappelé l’évolution des investissements dans les pays en voie de développement dans le domaine des énergies renouvelables, hors énergie hydroélectrique, qui sont passés de 8,9 milliards dollars américains en 2004 à 132,2 milliards dollars en 2014. De même, il est indiqué que les prévisions d’investissement en production d’électricité en 2040 montent à 9 300 milliards dollars, dont 4 700 milliards pour les énergies renouvelables. Soit un investissement de 190 milliards de dollars par an. Néanmoins, ce niveau d’investissement reste marginal pour arriver au scénario de 2°C.
«Il a aussi été fait un exposé sur la ‘faim énergétique’, rapporte le communiqué, à travers quelques exemples que sont l’Afrique subsaharienne : 900 millions d’habitants pour une puissance installée de 40 Gw, la Pologne : 38 millions d’habitants pour une puissance installée de 38 Gw, et la Suède : 10 millions d’habitants pour une puissance installée de 39 Gw». «Pour mettre fin à cette ‘faim énergétique‘ et atteindre les Odd (Objectif de développement durable) de manière responsable en vue de répondre aux problèmes du climat, il faut trouver des énergies propres et durables. Dans ce cadre, on ne pourra pas compter uniquement sur le solaire et l’éolienne, il faut aussi de l’hydroélectricité, car les énergies renouvelables ne peuvent pas se limiter à installer des panneaux solaires sur les fermes. Néanmoins, le solaire et l’éolienne peuvent être de bonnes solutions pour les zones éloignées du réseau».