Le comité de sécurité de Keur Massar se dédouane…

Du côté de l’autre camp, c’est-à-dire le Comité de gestion de la sécurité, un des membres qui ne veut pas révéler son nom accepte de se confier à nos capteurs. Il commence par rappeler l’origine de ce comité. «Vous savez ici même qu’on appelle communément ‘boutique tigo’, c’était leur lieu de fréquentation. Ils y vendaient de la drogue et agressaient les populations à tel point que personne n’osait passer par là la nuit et même le jour. Les populations avaient peur d’eux. C’est ainsi que les notables, nous ont saisis pour mettre sur pied ce comité», dit-il. Un comité qui pour lui est bien légal, car «les notables qui nous ont saisis disent en avoir parlé au procureur, au préfet, à la gendarmerie et au maire de la commune».

Revenant sur les événements du week-end, il jure la main sur le cœur que le comité ne s’est pas attaqué à ses deux jeunes qui ont perdu la vie. «Je déplore ce qui s’est passé. Car nous ne sommes pas ni de près ni de loin mêlés à cette agression. Nous, celui que nous avons pris avec du chanvre indien nous l’avons amené à la gendarmerie», assure-t-il. Interpellé aussi sur la possibilité d’une plainte contre eux, il dit garder son calme, car n’ayant rien fait de ce que les gens disent : «Je reste serein parce que nous n’avons rien fait contre ces jeunes. S’il y a une plainte, attendons l’enquête. Tout le monde saura que nous ne sommes pas là pour nuire à la population, mais pour leur apporter plus de sécurité». Poursuivant son propos il revient sur les attentes de la population pour plus de sécurité. «Nous demandons que la localité soit dotée d’un poste de police ou d’une brigade de gendarmerie comme c’était prévu. Il y a aussi la forêt qui sert de refuge aux malfaiteurs», ajoute-t-il.