L’autoroute à péage « Ilaa Touba » fait des mécontents…Des populations prêtres à mourir pour obtenir réparations

Les impactés de l’autoroute à péage Ila Touba s’insurgent contre la décision prise par l’autorité administrative concernant leurs indemnisations. En effet, le 31 juillet dernier, le collectifs des impactés avait rencontré le préfet du département de Thiès dans le but de trouver des solutions à leurs problèmes. Une rencontre qui n’a pas répondu à leurs attentes car, le préfet leur a notifié que seules les peines seront indemnisées d’autant plus que les terrains nus appartiennent au domaine national. Ce qui a mis ces impactés dans tous leurs états allant jusqu’à qualifier ce projet de tâtonnement sur toute la ligne.
«Nous subissons un préjudice énorme, nous avons perdu nos terres de culture, des constructions à usage d’habitation, des bâtiments d’élevage…», indique le bureau du collectif qui estime que «le préjudice moral est encore plus profond car tous nos espoirs sont brisés». L’autre point qui a fait déborder le vase et irriter les membres du bureau du collectif, c’est la non-maîtrise du dossier par l’Ageroute chargée de diligenter le processus d’indemnisation. Une agence qui d’après les membres, a montré ses limites vu qu’il n’y a pas de réaction venant de sa part. «Depuis le mois de juin dernier, certains impactés, ayant effectué des peines, ont été informés pour être indemnisés sur la base de la loi sur le domaine national qui date de 1964. Depuis lors il n’y aucune réaction de la part de l’Ageroute. Nous contestons d’ailleurs cette forme d’indemnisation faite sur la base d’une loi caduque qui ne prend point en compte les réalités actuelles».
Pis, les membres du bureau du collectif des impactés de l’autoroute Illa Touba disent noter une opacité de la part des autorités notamment le ministre Augustin Tine, maire de Fandène qui est sorti dans la presse pour dire que les impactés de l’autoroute Ila Touba ne seront pas indemnisés à la hauteur de ceux de l’Aibd. En tout cas, le bureau fait savoir à l’Etat qu’ils sont prêts à mener le combat jusqu’à obtenir une satisfaction complète : «S’il faut passer sur nos cadavres pour réaliser ce projet, il le faudra car nous sommes déterminés à aller jusqu’au bout». Mais avant cela, ils vont contacter le Khalife général des mourides pour lui expliquer l’intention manifeste de l’Etat du Sénégal de les exproprier de leurs biens acquis dignement et les pousser dans la pauvreté.