L’APR Espagne demande à Macky de durcir le ton contre les opposants et de les freiner…

Excellence, Monsieur le Président de la république ; j’avais dit de ne jamais les laissez faire
Excellence, Monsieur le président,
En voilà trop sur les multiples manœuvres de l’opposition sénégalaise à travers un front pour déstabiliser votre régime, la plus audacieuse sur quoi porte leur dernière carte, pour faire libérer Karim WADE afin de passer à un montage politicien cynique pour le porter au pouvoir en vous diabolisant au niveau national et international.
Je vous avertis de ce danger comme je le fais à chaque fois; votre fermeté et votre sagesse feront le reste. Il faut garantir votre pouvoir avec assurance car vous l’avez conquis avec difficulté, stoïcisme et sacrifice et encore démocratiquement ; c’est-à-dire légalement : 65% des suffrages, donc je prétends qu’il faut le perdre légalement. Aussi, on dit que gouverner c’est prévoir donc il faut une prévention à juste titre sans sourciller devant ces voyous de la République qui réagissent comme des bêtes traquées jusqu’à leurs derniers retranchements.
La grandeur d’un chef n’est pas dans sa propre personne mais dans la mesure où il serve la grandeur de son peuple. Ces dirigeants du PDS ne seront jamais grands, vous les connaissez mieux que quiconque. Je me base sur la fausse raison du vice qui orne leurs déclarations politiques qui tournent toujours autours de l’insurrection. Vous leur avez ôté le pouvoir ; ce qu’ils n’ont jamais pu digérer. Ils vous gardent une haine viscérale.
Je vous en conjure, il faut toujours freiner l’ivresse des dirigeants de ce dit front ayant mis le pays dans son état d’arriération politico-économique que vous tentez à remettre, et ceci sans patriotisme, exploiteurs, corrompus et arrogants qu’ils sont. Etant sur la bonne voie avec la traque des biens mal acquis dont WADE fils remporte la palme avec plus de 20 sociétés montées par prête-noms, ces dignitaires de l’ancien régime savent que celle-ci est une question d’honneur ou de déshonneur, de vie ou de mort, ils usent de tous les moyens possibles pour sauver leur vie.
La paix ne se négocie pas, il faut l’exiger à tout prix. Pourquoi ils veulent passer tout le temps à manifester alors qu’aucun danger ne guète notre pays? Seule la libération du plus grand voleur de l’histoire du Sénégal les intéresse. L’emportement qu’annoncent ces malfrats en toutes circonstances où des manifestations sont prévues ne vise qu’à déstabiliser votre régime quitte à éliminer des innocents pour semer le trouble, le doute dans la tête des sénégalais. Nous ne saurions mesurer les effets et les termes de ces tentatives de déstabilisation guidées par la fureur aveugle, rancunière et vindicative, le désespoir d’une bande de malfaiteurs ayant pillé un pays depuis une décennie de gestion.
Voilà que depuis l’emprisonnement de Karim Wade, les langues ne cessent de se délier pour raconter l’abject scénario que seul votre régime est dictatorial. Ils sont allés jusqu’à déclarer que vous avez attentez à leur vie à eux qui ont l’habitude d’abréger la vie d’honnêtes citoyens en étant dans l’opposition comme au pouvoir. Maître Babacar SEYE, Talla SYLLA, Alioune TINE, des jeunes comme Malick BA, Abdoulaye WADE yengou…
Excellence, Monsieur le Président, les sénégalais sont les meilleurs juges, ils sont témoins d’hier avec WADE et ses lieutenants. Comment peut-on expliquer les milliards volés au peuple qui souffre, comprendre la perversion à ce degré important de dignitaires et hommes politiques du régime de Wade? Les auteurs de tels forfaits méritent-ils un traitement indulgent ? Non à coup sûr, car ils se sont décentrés de l’essentiel et il est de la justice universelle que ces abus soient redressés, corrigés et sanctionnés à tout prix. Il est du devoir d’un chef d’Etat de s’opposer à l’injustice et de concourir à l’ordre public et à la paix de la Nation. Un Etat national démocratique peut-il cautionner des démarches politiques calquées sur le sabotage, la violence, le manque de respect à l’autorité pour semer la terreur? Voilà une question à laquelle seuls ceux qui ont en charge l’Etat peuvent répondre. Faut plus les ménager, foutez les tous en taule car faut pas confondre démocratie et désordre, liberté et anarchie, droit et je m’en foutisme.
Ces acolytes de Wade se sont joués des aspirations des sénégalais, et ceci a conduit notre pays au drame qu’il vit actuellement. En partant ils ne vous ont rien laissé, ni rien offert. A ce simple titre, il ne faut pas les ménager. S’ils ne respectent pas l’Etat, ne les respectez pas, mâtez-les. Vous êtes trop tendre avec eux alors qu’ils ne le méritent pas. Comment expliquer le fait de déchirer publiquement un arrêté d’une autorité ? Cautionner l’acte des étudiants lanceurs de pierres ?
Ne soyez pas embarrassé par l’approbation négative émanant d’hypocrites en voulant veiller à la stabilité du Sénégal jusqu’à les laisser franchir le Rubicon. Cassez leur élan, soyez assuré qu’en le faisant, vous serez plus aimable et plus estimé par votre peuple qui vous a élu. Si l’indolence tient lieu de raison à ces vagabonds qui ne pensent jamais à être sages, gardez votre tendresse excessive à leur égard et soyez le maître du jeu politique auquel ils vous invitent. Le chemin des passions politiques conduit à une seule philosophie : le respect du projet de vivre humainement dans la communauté tel que défini dans la CONSTITUTION dont vous êtes le gardien : exigez-leur le respect.
Excellence, Monsieur le Président, soyez toujours digne tout en étant populaire, conservez votre courage et votre autorité. Craignez toujours l’erreur de vos proches et la séduction vagabonde de vos adversaires et ennemis sans scrupules. Ainsi, vous serez honoré avec tous ceux qui croient en vous.
Fraternellement et fidèlement à vous.

Malick Wade GUEYE, Coordonnateur APR Almeria, Espagne.