L’affaire « Lamine Diack » libère Karim WADE…Cela prouve que la CREI n’est pas en phase avec l’ETAT DE DROIT

Notre constat après la lecture de la liste (supposée) des bénéficiaires, est que Moustapha Cissé LO semble avoir raison en disant :  » Plus de 90% des Sénégalais vivent de l’argent sale »
Ceux qui ont bénéficié de cet argent ne sont autres que des hommes politiques, des défenseurs des droits humains et de la société civile.
Ils se sont enrichis illicitement et ils n’ont pas mené un combat loyal pour combattre le président d’alors.
Dès lors, il serait incompréhensible qu’un Sénégalais parmi eux soit sous les liens de la détention et garder en prison parce qu’il a pu bénéficier des largesses de son père et d’autres hommes.
Je ne parle pas de l’origine douteuse des fonds mais du don.
Le don a permis à ces hommes et femmes d’avoir les arguments pour manipuler l’opinion afin de faire croire aux sénégalais qu’une dévolution monarchique se préparait. Et qu’entre autre, Karim WADE est très riche et qu’il ne peut pas expliquer sa fortune. Rappel : les dons ne sont pas acceptés par la fameuse cour de répression.
Le don est l’action de donner sans contrepartie.
Le don se veut désintéressé et intemporel, cependant, pour faire honneur au don, la personne en bénéficiant peut faire un don en retour, qu’on appelle le contre-don. Il ne s’agit pas d’un acte d’échange de valeurs comme la vente ni le troc, puisque le receveur n’est pas tenu de rendre le don et la valeur des dons ne rentre pas directement en compte. (selon Wikipédia)
Selon les pays et les cultures, des formes de dons (en apparence) sont illégaux (corruption, commissions occultes dites Pot-de-vin, etc) et certains plus forcés encore relèvent directement de la délinquance tel le racket ponctuel ou organisé (mafia).
Le Sénégal fait-il parti de ces pays ?
Culturellement la réponse est non puisque le Sénégal est un pays d’entre-aide et de solidarité. Tous les Sénégalais bénéficient de dons (la société sénégalaise l’accepte)
Politiquement la réponse est non puisque les partis sans financement font des appels à solidarité (don) pour pouvoir exister.
Juridiquement la réponse est oui (avec la CREI) de l’argent obtenue ne se justifie pas par une donation.
Là encore un problème de calibrage se pose : qui nous dit que certains parmi eux n’ont pas profité de la situation de 2012 pour s’enrichir illicitement.
L’affaire Lamine DIACK prouve que la CREI n’est ni en phase avec notre société, ni en phase avec les pratiques judiciaires dans un état de droit.
J’en tire la conclusion suivante :
Si ces hommes sont aujourd’hui épargnés (sans poursuite ni mise en demeure), Karim WADE doit être libéré.
La libération de Karim doit être la conséquence logique de l’affaire Lamine DIACK.
Modou Fall
Degg moo woor