L’Affaire des 2,5 milliards de Agir immo renvoyée au 18 juillet

L’affaire Agir Immo a resurgi, hier, devant la barre des flagrants délits  de Dakar. La salle 1 ne pouvait contenir les victimes de ladite société qui étaient au nombre de 700. Le Dg de Agir immo, ancien greffier en chef, Abdoulaye Youssou Diagne, est poursuivi pour escroquerie foncière. Marié et père de six enfants, M. Diagne a blindé sa défense qui a demandé la nullité de la procédure pour incompétence du juge suite à une inculpation qui a eu lieu en 2008. Selon Me Demba Ciré Bathily, il y a une violation des droits du prévenu. Et pour ce qui est de la prescription, dit-il, «nous sommes en matière d’abus de confiance». A l’en croire, cette procédure enclenchée par le parquet n’est pas bonne, car le maître des poursuites n’a eu qu’une seule action publique et il l’a déjà exercée en saisissant le juge d’instruction. Pour la robe noire, une autre recevabilité doit être revue avec le nombre des parties civiles qui laisse penser à un procès de théâtre. Avant d’ajouter que les parties civiles n’ont pas été entendues à la police.

Les avocats des victimes n’ont pas voulu entendre les plaidoiries de la défense. Ils ont balayé d’un revers de main les arguments de ces derniers en soutenant que le prévenu, Abdoulaye Diagne, est poursuivi par la clameur publique et que le ministère public a le droit de poursuivre une personne sur plusieurs fronts, sur la constitution de partie civile. Ils évoquent l’article 5 du code de procédure pénale. Selon la partie civile le prévenu a fait éclater des centaines de ménages. Pour sa part, le ministère public considère qu’il s’agit de matière de flagrance. Même si le juge d’instruction a été saisi, selon le procureur, il ne s’agit aucunement de faits similaires. Ainsi fait remarquer le parquet, personne ne peut parler d’irrévocabilité et de constitution de partie civile. Il laisse le soin au Tribunal de s’en occuper. Le Dg de Agir immo sera édifiée sur son sort le 18 juillet prochain.