La Sonatel recherche une taupe au sein de la boîte…L’informateur d’un journal

Le prochain Conseil d’administration de la Sonatel, prévu le 18 février prochain, et au cours duquel il sera officiellement fait état de bénéfices faramineux de l’exercice écoulé, sera mâtiné d’amertume, du fait des dernières révélations du journal Le Quotidien. Au sein de la boîte, l’atmosphère est délétère, car chacun soupçonne tout le monde d’être à la base des fuites qui ont alimenté l’article du journal. Et le top management proposera au Conseil d’intenter un procès contre le journal «pour lui clouer définitivement le bec».
L’information publiée le lundi 1er février dernier par le journal Le Quotidien et concernant certains aspects de la gestion de la Sonatel continue de faire des remous au sein de la boîte. Et si la direction cherche toujours à déterminer l’origine des fuites et la source du journal, une bonne partie du top management est aussi aux prises aux demandes de l’Etat sur ce sujet.
 Quoi qu’il en soit, le jeudi 18 février 2016 prochain, le top management de la Sonatel va se réunir à Dakar.
Dans la matinée, la rencontre sera consacrée à la situation des trois filiales du Groupe Sonatel, à savoir Orange Mali, Orange Guinée Bissau et Orange Sénégal. Et dans l’après-midi devrait se tenir le Conseil d’administration de la société de téléphonie, au cours duquel devraient être rendus publics les bénéfices faramineux déjà distillés dans la presse, de l’ordre de 900 milliards de francs Cfa.
Mais la réunion du Conseil d’administration ne devrait pas traiter que de cette question, puisque l’un des points qui nous intéresse le plus dans l’Ordre du jour est, on le comprendra assez aisément, celui portant sur une éventuelle plainte contre le journal Le Quotidien, à la suite des informations de notre édition n° 3894.
On sait qu’interpellée par les pouvoirs publics pour apporter des réponses aux autorités et à l’Artp sur les découvertes de l’enquête commanditée par l’Etat, la Sonatel a promis à celui-ci une réponse concernant les disparités entre les recettes sur le téléphone mobile telles que notées dans ses bilans comptables et ce que le cabinet d’audit commandité par l’Etat a relevé à partir des documents internes à la boîte.
En attendant, des sources internes à la boîte indiquent que les informations du journal ont quelque peu pollué l’atmosphère de la maison, où des gens, même au plus haut niveau des responsabilités, sont soupçonnés d’être à la base des fuites dans la presse.
Mais la majorité du top management penche plutôt pour la thèse selon laquelle, ce serait des travailleurs – en plein conflit avec le management contre le projet d’externalisation de certains services – qui auraient rendu publics ces résultats d’enquête.