La passerelle de Rufisque s’affaisse et fait 4 blessés dont 2 grièvement

La passerelle qui relie la cité des Enseignants du SUDES à Santa Yalla à Rufisque à la cité SIR s’est affaissée hier, mercredi 14 octobre, sur un camion à benne, faisant 4 blessés dont 2 grièvement. Selon les témoignages recueillis sur place, la benne qui s’est déclenchée au moment du passage du camion sous le pont, est à l’origine du drame. Les populations indignées demandent un passage plus sécurisé qui ne coupe pas la zone en «no man’s land».
Les habitants des cités Enseignants du SUDES et SIR de Rufisque ont été hier, mercredi 14 octobre dans l’après-midi, les témoins d’un rocambolesque accident qui a fait tomber la passerelle reliant lesdites cités à hauteur du point de péage de Rufisque. Un camion dont la benne s’est déclenchée au moment de passer sous la passerelle a fait tomber celle-ci dans son élan de folie. Bilan, quatre blessés dont deux grièvement. «Je suis un témoin oculaire. On est descendu à midi. Au moment de prendre le pont pour traverser, nous avons vu le camion arriver du péage. Et tout à coup, il avait violemment heurté le pont qui s’était effondré sur la cabine du camion. Heureusement que nous étions de l’autre côté. J’avais alors crié pour qu’on vienne secourir ceux qui étaient coincés à l’intérieur», a signalé l’enseignante Eugénie Bamby Eva Mallack qui était sur le pont au moment de l’accident.
Saliou Ndoye est un autre témoin oculaire de l’accident. Il revenait de l’infirmerie des Sœurs sise à la cité SIR quand le drame a eu lieu. «En revenant avec mes enfants qui sont malades, je portais même l’un d’entre eux au dos, j’avais remarqué que le chauffeur du petit véhicule klaxonnait au chauffeur du camion pour lui signaler que sa benne s’était relevée. Mais il n’avait pas fait attention et continuait à rouler. J’avais alors dit à mes enfants de ne pas partir. C’est en ce moment que la benne a heurté la passerelle qui s’est affaissée sur la cabine du camion. Ma femme avait commencé à pleuré», dit-il.
Pour sa part, Alpha Samb, pointe un doigt accusateur envers les autorités de la ville de Rufisque qui, selon lui, n’ont fait aucun effort pour protéger les populations du potentat de la société française Eiffage, maître d’œuvre de l’ouvrage. «En tant que ressortissants de Rufisque, nous avons longtemps déploré ça. Aujourd’hui Dieu nous a donné raison. Les Blancs continuent de nous exploiter. Les maitres d’œuvre de l’autoroute à péage ne pensent qu’au gain et ne se soucient guère de la sécurité des habitants. Ce n’est pas leur problème», gronde-t-il.
Selon lui, cette passerelle ne devrait même pas exister car elle coupe la cité SIR du reste de Rufisque et fait souffrir tous ceux qui habitent dans cette partie de la ville. «Les populations souffrent beaucoup grâce à cette passerelle. Et nos maires ne disent rien alors qu’ils devraient se prononcer au moment de la construction de cette infrastructure. La route nationale 1 devait normalement être reliée à cet endroit par la grande route de 30 mètres que voici. Les habitants devaient avoir un point de passage souterrain plus pratique et moins dangereux que cette passerelle mal faite», poursuit-il.
L’équipe de la 14e compagnie des sapeurs pompiers dirigée par le commandant-major Cyprien Diouf a rappliqué sur les lieux à la minute près pour apporter les premiers secours et évacuer les blessés vers l’hôpital de Pikine.