La nomination de Awa « Coudou » Ndiaye enflamme le PS…Les socialistes accusent Macky et demandent son départ

La nomination d’Awa Ndiaye à la tête de la Commission de protection des données personnelles (Cdp) a mis les membres de la Jeunesse pour la démocratie et le socialisme (Jds) dans tous leurs états. A travers une déclaration dénommée « La République des transhumants et la gouvernance arrogante », Babacar Diop et ses camarades indiquent que « les jours de Macky Sall à la tête du pays sont comptés ».
C’est une nouvelle sortie au vitriol que la Jeunesse pour la démocratie et le socialisme (Jds) a faite, hier, contre le président de la République, Macky Sall, et son régime.
Cette sortie de Babacar Diop et de ses camarades découle de la nomination d’Awa Ndiaye à la tête de la Commission de protection des données personnelles (Cdp).
« L’obsession du second mandat ne recule devant aucune forfaiture. Tous les moyens sont légaux et légitimes pour l’obtenir. Il (Macky Sall) ne te restera plus qu’à demander la dissolution du Parti socialiste (Ps) et des autres partis significatifs dans l’Alliance pour la République (Apr) pour couronner la politique des contre-valeurs promues par ta gouvernance. C’est une insulte pour le peuple d’avoir entendu un Président élu sur la base des valeurs assimiler la transhumance à de la mobilité politique. La transhumance politique renvoie, dans notre société, à des contre-valeurs. Les transhumants sont des opportunistes au service exclusif de leurs intérêts bassement égoïstes », tonnent ces jeunes socialistes.
Selon eux, « en nommant Awa Ndiaye à la tête de Cdp, monsieur Macky Sall vient de montrer son vrai visage. Macky Sall est du camp de la continuité, du statu quo, du surplace, de ceux-là qui refusent le mouvement, le changement, même s’il proclame partout la rupture ».
La Jds fait remarquer, pour s’en offusquer, que « les alternances se suivent et se ressemblent. Les hommes changent, les pratiques politiques demeurent. La bastille libérale est toujours debout dans ce pays. Macky Sall en est devenu le nouveau gardien invétéré. Le régime actuel encourage la transhumance et organise la transhumance. Il fait la promotion des contre-valeurs avec des hommes et des femmes jadis vomis par le peuple ».
Avant d’enfoncer le clou : « Ces figures hideuses et balafrées viennent corrompre définitivement le régime actuel. La fermentation est là. A la place de la gouvernance sobre et vertueuse tant proclamée, Macky Sall instaure, aujourd’hui, la République des transhumants qui n’est rien d’autre que la République des contre-valeurs, la République des profiteurs éhontés, la République de cette race de politiciens roturiers et corrompus qui n’envisagent la politique autrement que la possibilité de manger à tous les râteliers, la République des médiocres qui sont incapables de survivre en dehors des lambris dorés du pouvoir. A la place de la gouvernance sobre et vertueuse, Macky Sall et sa famille instaurent la gouvernance arrogante et luxueuse ».
« A la place de la gouvernance sobre et vertueuse, Macky instaure la République des transhumants »
Pour la Jds, « le contrat de confiance a été rompu avec le peuple. Macky Sall a abusé de la confiance de tous ceux qui s’étaient mobilisés pour le changement, tous ceux qui s’étaient mobilisés contre Abdoulaye Wade au nom des valeurs ».
« Promouvoir des figures politiques balafrées comme Awa Ndiaye, Innocence Ntap Ndiaye, Ousmane Ngom, Djibo Leity Ka, Thierno Lo, Abdou Fall, Baïla Wane, Serigne Mbacké
Ndiaye, Safiétou Ndiaye Diop… (la liste n’est pas exhaustive), c’est faire la promotion des contre-valeurs, c’est se situer en dehors du camp des valeurs et de choisir de les piétiner, c’est envoyer à notre jeunesse une mauvaise image », fulminent les membres dudit mouvement politique.
La Jds exprime toute son indignation devant le phénomène de la transhumance « qui corrompt le système démocratique ». Elle appelle la société civile et tous ceux qui sont épris d’éthique en politique à « l’érection d’un monument de la honte sur lequel on inscrira les noms des transhumants ».
Se voulant péremptoires, Babacar Diop et compagnie martèlent clairement : « Les jours de Macky Sall à la tête du pays sont comptés. Avec cette pratique politique aux antipodes des valeurs de notre société, la rupture entre Macky Sall et cette dernière est consommée. Rien ne pourra plus le sauver. Les cuillères d’Awa Ndiaye lui retomberont sur la figure. La blessure risque d’être profonde. Macky Sall en sortira avec un visage balafré. Et son peuple le fuira. L’image laissera un traumatisme ».
Ces jeunes camarades de parti d’Ousmane Tanor Dieng appellent le Président Macky Sall « au respect de la Charte de gouvernance démocratique des Assises nationales qui stipule explicitement que l’éthique est consubstantielle à la politique ».
A leur avis, « le temps est venu pour les alliés du Président de lui rappeler ses responsabilités et ses engagements ».
« Nous avons encore en souvenir ses discours qui dénonçaient la transhumance. Un gouvernement qui serait incapable de répondre aux aspirations du peuple sur les questions éthiques serait incapable de répondre à d’autres aspirations. La question éthique a la priorité sur toutes les autres. Non à la République des transhumants ! Non à la gouvernance arrogante ! Pour la République des valeurs ! », fulminent également ces jeunes socialistes.

1 Comment

  1. tout homme a ses jours comptés. A commencer par toutes ces personnes qui se cachent derrière cette structure qui n existe que de nom. Messieurs toute personne fut-il leader et opposant doit répondre à l’ appel du président pour servir sa nation. Ce n est pas parce qu’ on est dans l’opposition qu’on ne doit pas contribuer au développement de son pays. Pour le cas d’ Awa NDiaye, c’est la justice sénégalaise, la justice qui à chaque qu’on a des contentieux vient nous départager, c’est cette justice là qui l’a jugée blanchie. De grace il faut respecter L’AUTORITE DE LE CHOSE JUGEE.

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