La loi sur le statut des profs d’université modifiée

L’Assemblée nationale a adopté, hier, à l’unanimité, le projet de loi portant statut du personnel enseignant des universités existant depuis 1981, un point figurant dans la plateforme de revendication du Saes. Cette réforme aura une incidence financière de 3 milliards de francs Cfa dans le budget national. Le projet de loi portant création des Centres régionaux des œuvres universitaires (Crous) de Ziguinchor, Bambey et de Thiès, a été aussi adopté à l’occasion.
Concernant la première loi portant statut du personnel de l’enseignant des universités, il va apporter plusieurs innovations. Notamment, la levée de la restriction relative à la nationalité du personnel enseignant qui autorise désormais le recrutement d’enseignants de toutes les nationalités. Aussi, la suppression du critère exigeant de tout candidat au poste de professeur titulaire qu’il soit âgé d’au moins 30 ans. Cela permettra aux jeunes enseignants d’avancer plus rapidement dans leur carrière. Il y a aussi l’extinction du corps des maîtres assistants qui donne plus de fluidité à l’évolution de la carrière des enseignants, entre autres.
Se félicitant d’une telle innovation, Mary Teuw Niane, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche (Mesr), a indiqué qu’il s’agit d’un texte avant-gardiste. Nous sommes le premier pays dans la zone Cames à adopter un tel texte. Il est une nécessité pour l’évolution d’un système universitaire. Cette distinction ancienne entre le cour magistral, les travaux dirigés, les travaux pratiques, l’encadrement de mémoire de projet, le suivi de l’étudiant tout cela va devenir beaucoup plus fluide. Donc, il était important que ce texte soit repris, c’est un texte qui accompagne la réforme, c’est une grande rupture. Elle aura une incidence financière de 3 milliards sur le budget national».