La ligne de bus Tata 58…la ligne des bagarres : un homme battu oublie…

La ligne de bus Tata 58 qui rallie Fass Mbao à Sahm et vice-versa, est une ligne à problèmes. Le bus qui est très prisé par les populations de la banlieue, est toujours bondé de monde. Et la cohabitation n’est pas souvent des plus pacifiques entre certains passagers. La preuve, une violente bagarre a éclaté, hier, dans un des Tatas de cette ligne et s’est poursuivie à l’arrêt de bus de Castors. Elle était si violente que l’un des deux bagarreurs a eu l’arcade sourcilière largement ouverte, le sang couvrant totalement son visage. Et pendant ce temps, son protagoniste continuait à le rouer de coups de poing.
Séparés, l’homme sanguinolent qui se débattait comme un beau diable, clamait qu’il allait amener son adversaire à la police à cause des blessures. Mais pendant que les gens s’apitoyaient sur le sort de l’amoché, son bourreau, lui, avait déjà pris un bus de la ligne 67 qui partait pour Fass Mbao. Pendant ce temps, assis sur une chaise, près de l’arrêt de bus, le blessé a raconté aux nombreux curieux sur place les causes de la bagarre dont tout le monde croyait qu’elles tenaient en une affaire de vol. Que non ! Il affirme qu’il était tranquillement assis dans le bus qui était déjà plein, quand d’autres personnes sont montées. Il s’est alors adressé au chauffeur lui disant d’arrêter de prendre des clients qui ne trouvaient pas de place à bord du bus.
C’est après ces propos que son protagoniste l’a insulté, le traitant de fumiste. Il soutient avoir répondu à l’insulte, ce qui a fait mal à son vis-à-vis qui a attendu le moment où il descendait du bus pour se bagarrer avec lui l’amochant sérieusement. Visiblement atteint par cette raclée qui lui a été servie, le gars voulait coûte que coûte prendre sa revanche et se débattait pour rattraper son bourreau qui était parti depuis. Mais, l’autre regret de l’homme ensanglanté, c’est que ses chaussures l’avaient abandonné à son sort. Ne rigolez pas, dans la mêlée, il a oublié ses chaussures dans le bus qui est parti avec. Malgré la compassion, les gens n’ont pas manqué de rire sous cape.