La gendarmerie saisit 22.690 tonnes de riz inconsommable « Rambo », « Dou Doy », « Darou Salam

La gendarmerie nationale semble avoir bouffé du lion ces temps-ci. Après l’affaire des 464,75 tonnes de riz impropre à la consommation humaine saisies par la brigade de gendarmerie de Thiaroye dans les entrepôts de l’ancienne usine d’allumettes « Cafal », la Brigade de recherches de Dakar a opéré un coup d’anthologie en saisissant 22.690 tonnes de riz brisé indien impropre à la consommation des marques « Rambo », « Dou Doy », « Darou Salam » et « The Queen-La reine ». Le tout d’une valeur de 6 milliards de F Cfa. Selon le service Com de la gendarmerie qui vient de donner l’info, les faits remontent pourtant au 5 avril dernier. Une affaire qui fait suite à la saisie de 40 tonnes de riz impropre à la consommation par la brigade de Mbirkilane dans un marché hebdomadaire, le 2 avril dernier. L’unité locale de la gendarmerie s’en est alors ouverte à la brigade de recherches de Dakar pour une continuité plus approfondie de l’enquête, renseigne la gendarmerie qui souligne que prenant le relai, cette dernière a localisé l’entrepôt en question d’où provenait ce riz.
Et, après 72 heures de surveillance, les gendarmes ont investi, le 5 avril 2016, le local pour saisir cette marchandise périmée et certifiée impropre à la consommation humaine après analyses et contre expertises. Cependant toutes ces saisies opérées n’ont pas tempéré l’ardeur de certains opérateurs véreux, révèle la gendarmerie selon qui, ces derniers ont trouvé une manière de tromper aussi bien les populations que la vigilance des forces de sécurité et de défense. La preuve, avance-t-elle, de l’entrepôt saisi par la brigade de Recherches de Dakar où une garde était instaurée, un élément perçoit des activités douteuses dans un autre entrepôt à ciel ouvert et en informe aussitôt le Commandant de Brigade. Et quand ce dernier s’y rend avec une équipe renforcée, il trouve un groupe d’individus en train de reconditionner du riz déjà déclaré impropre à la consommation humaine, déprécié et proposé à la consommation animale et volaille, dans des sacs tout neufs, portant l’inscription « Riz Samouraï ».

Avec en prime, des dates de production Avril 2015 et de péremption Avril 2017. Selon les hommes en bleu, leur modus-operandi consistait à acheter ce riz au prix de 20 francs le kilo avec l’engagement de le reconditionner dans des sacs neutres et de le destiner à la consommation animale et volaille. Des opérations qui ont d’ailleurs été supervisées par des agents du ministère du Commerce. Seulement, une fois le premier reconditionnement fait, ces malfrats ont stocké ce riz dans un autre entrepôt situé à la Zac de Mbao avant de procéder à un deuxième reconditionnement en utilisant des sacs neufs de couleur bleue avec l’inscription « Riz Samouraï » haute qualité portant des dates de production Avril 2015 et de péremption Avril 2017. Ce riz était ainsi destiné à une consommation humaine et devait probablement être écoulé dans des zones rurales avec un aussi bel emballage qui allait tromper la vigilance aussi bien des forces de sécurité que des populations, se désole les gendarmes.