La CDR/fonk sa kaddu pour une assemblée nationale apaisée et pacifiée

L’Assemblée Nationale nous a servi récemment des scènes de tiraillements et de pugilats qui ont amené beaucoup de sénégalais à suggérer la dissolution de l’Institution.
Le problème semblait provenir d’une divergence fondamentale sur la procédure de renouvellement des organes de l’Assemblée.
Cette situation a conduit des députés de l’opposition à se déclarer prêts à aller en prison ou y laisser leur vie pour le respect de la légalité qui fait le crédit de l’Institution.
Dans le camp adverse, fort d’une majorité mécanique permettant d’imposer toute interprétation de la loi, on semble n’avoir aucune inquiétude.
Il s’en est suivi des batailles et des invites à des rassemblements qui, si on n’y met pas un terme finiront par paralyser le parlement.
Par un communiqué paru dans la presse, il est fait état d’implication de « compatriotes crédibles, pour le rétablissement de l’opposition dans ses droits à disposer de son groupe parlementaire ».
Il faut se réjouir que des bonnes volontés s’impliquent pour que la sérénité revienne à l’Assemblée Nationale par la reprise du processus de mise en place de ses organes.
Il faut simplement espérer que les députés seront suffisamment vigilants pour ne pas donner raison à ceux qui ont toujours soutenu que la lutte à l’Assemblée n’est qu’une affaire de poste et n’a rien à voir avec les préoccupations du peuple.
En tout état de cause il y a lieu de félicite à l’avance ceux qui ont pris cette initiative de médiation pour que notre Assemblée puisse jouer son véritable rôle, surtout dans le contexte actuel.
Dans une publication récente parue dans la presse, je faisais observer que « devant les menaces qui pèsent sur notre pays, une concertation large et sincère s’impose, si on veut que le Sénégal présente à la face du monde une unité autour des questions essentielles.
L’Assemblée Nationale aurait pu en être l’initiatrice avec une invitation au Président de la République pour une adresse solennelle à la représentation parlementaire.
Mais, on doute fort que cette institution, où la politique politicienne semble être la seule préoccupation de nos honorables députés, puisse jouer ce rôle ; à moins que le Président de la République, comprenant que la contradiction principale aujourd’hui, c’est la question sécuritaire, n’instruise ses partisans de trouver une solution à la crise artificielle qui prévaut à l’Assemblée Nationale. »
Une telle démarche permettrait certainement de redorer le blason de notre auguste assemblée, mais rappellera aussi sans nul doute aux élus, qu’en tant que représentants du peuple ils doivent à tout moment s’occuper du devenir de notre pays.

Déthié Fayee
Président de la CDR/fonk sa kaddu