La Aawo envoie sa coépouse à l’hôpital…Son mari ne la voyait plus

Le tribunal correctionnel de Rufisque s’est prononcé, mardi dernier, sur le contentieux opposant deux coépouses maliennes. Poursuivie pour coups et blessures volontaires ayant occasionné une incapacité temporaire de travail de huit jours à l’endroit de Nd. Baye Sylla, F. Konaté sera fixée sur son sort le 9 septembre prochain.
La relation entre F. Konaté et sa coépouse Nd. Baye Sylla n’est plus au beau fixe. Leur démêlée judiciaire découle d’une plainte que cette dernière a porté contre la fille aînée de sa protagoniste et du traitement particulier de la «ñaarel» par son époux. En effet, le 31 mai dernier, P. Cissokho s’est présentée chez ses parents tardivement. Elle a réuni sa tante et son père pour les injurier. «Vous passez tous votre temps à raconter des contrevérités sur mon dos», avait-elle dit avant de prononcer des insanités à leur encontre. Elle a ensuite été expulsée de la maison par son père.
Un comportement déploré par Nd. Baye Sylla qui l’a estée en justice le lendemain. Pour venger sa fille, F. Konaté s’est levée vers 8 heures du matin et sous prétexte qu’elle chauffait de l’eau pour préparer son petit déjeuner, elle a croisé sa coépouse dans le couloir. C’est là qu’elle l’a surprise avec de violents coups de bâton, lui occasionnant une incapacité temporaire de travail de 8 jours.
Une forfaiture que le tribunal n’a pas pu imputer à la partie civile. Car le témoin, par ailleurs époux des deux compatriotes maliennes a déclaré qu’il n’est «pas témoin des faits. J’ai juste entendu un cri. Lorsque je suis sorti du salon, j’ai vu Nd. Baye Sylla s’affaler par terre, se tordant de douleur. Lors de son évacuation aux urgences, la prévenue m’a rouée de coups en m’insultant et endossant tout sur mon dos. Je l’ai ignorée».
Des allégations réfutées par F. Konaté, selon qui, sa coépouse faisait du cinéma. Elle ne l’a jamais touchée. C’est elle même qui l’a agressée en lui donnant un violent coup de coude au cou et sans raison. Et pour se tirer d’affaire, elle a crié le nom de son époux Cissokho en tombant par terre.
Par ailleurs elle a déclaré qu’ils ne supportent pas les 40 000 francs pour ma pension et veulent m’expulser du domicile conjugal. Cela fait trois ans que mon époux m’a abandonnée disant que je suis vieille. Et sous sa demande, on est en procédure de divorce».
Le conseil de la victime a réclamé 300 000 francs Cfa de dommages et intérêts. Le Procureur s’en est rapporté à la décision du tribunal. Alors que la défense a plaidé la relaxe. L’affaire sera vidée le 9 septembre prochain.