KOLDA – Chez les Mansoikés, on mange du cadavre animal

Ils consomment de la charogne et ne font pas de distinction entre un animal mort ou vivant. «La viande reste la viande. Elle est bonne et a le même goût à la cuisson, tant qu’elle n’est pas en état de putréfaction», écrit le quotidien L’observateur qui consacre un dossier à une pratique ancrée dans la culture Mansoiké, une ethnie de la contrée de Mansoi Sanguiri en Guinée-Bissau.

Une ethnie singulière, les Mansoikés sont apparentés aux ethnies Pépel et Balante. Ils ont émigré de la Guinée-Bissau pour s’installer en Casamance, à Kolda. «Nous avons hérité, de nos aïeux, de riches rites, traditions, coutumes et mœurs, notamment la propriété exclusive de consommer de la viande de cadavre d’animal. Mais, aujourd’hui, la majorité des jeunes ne sait en tirer profit», renseignent ses membres, dans les colonnes du journal.

Manger de la charogne, une pratique bannie par la religion musulmane, a survécu dans cette partie du sud du Sénégal et a toujours cours chez les membres de cette ethnie, qui tiennent toutefois à préciser : «Nous ne mangeons pas toute viande issue de cadavre animal. Les animaux morts des suites de maladies ne sont pas consommables. Car, nous risquons, en consommant cette viande d’animaux malades, attraper la même maladie ou pire».