Khadim Faye, un gamin de 16 ans, tue son ami

Le quartier Diamaguène de Thiès, près de l’usine « Traverses », s’est réveillé hier, dans l’émoi et la consternation. Et pour cause, le jeune Khadim Faye, âgé d’environ 16 ans, a atrocement tué son ami Serigne Fallou Ndiouck. Au-delà de cet acte ignoble, indique l’imam du quartier, une insécurité récurrente

règne dans le coin. Les faits ont eu lieu, tôt le matin, aux environs de 8 heures. Selon les témoignages recueillis sur place, Serigne Fallou Ndiouck s’en prenait au petit frère de Khadim Faye. Ce dernier est intervenu, il y a eu une vive altercation entre eux et il s’en est suivi une bagarre. Serigne Fallou Ndiouck s’est retrouvé à terre, atteint par des tessons de bouteille. Il s’est ensuite relevé dans le feu de l’action, avant de s’affaler définitivement, baignant dans son sang. Et c’est sur place qu’il a rendu l’âme.

Informés, les éléments de la police et les sapeurs pompiers ont débarqué, pour procéder aux constats d’usage et évacuer le corps à la morgue du centre hospitalier régional El Hadji Amadou Sakhir Ndiéguène. Le meurtrier n’a opposé aucune résistance et a été interpellé sur place. Selon la version qu’il a confiée aux premiers témoins, avant l’arrivée de la police, il s’est bagarré avec Serigne Fallou Ndiouck et ce dernier est tombé sur des tessons de bouteille qui l’ont mortellement blessé. En tout cas, l’autopsie qui devrait se faire, déterminera avec précision les causes effectives de la mort du jeune Serigne Khadim Ndiouck. Selon l’Imam El Hadji Tall, au-delà de la mort de Serigne Fallou Ndiouck, un problème d’insécurité se pose dans le quartier. A l’en croire, les jeunes se pavanent près du chemin de fer nuit et jour et jusqu’à des heures impossibles. Et leur présence est toujours marquée par des bagarres à n’en plus finir, à telle enseigne que le banditisme fait maintenant partie du décor. Abdoulaye Ndao confirme et affirme que les jeunes vont en brousse pour chercher des feuilles de baobab qu’ils vendent aux propriétaires de moutons. Les rails constituent leur point de convergence et ils ont toujours des couteaux et des coupe-coupe par devers eux, qui leur servent d’instruments pour couper les branches de baobab. Ce qui constitue un risque permanent, d’autant plus que les bagarres sont monnaie courante. «Il faut une présence accrue de la police dans le secteur, exposé à une grande insécurité », dit-il