Jean-Paul Dias du BCG demande à Moustapha Niasse de régler politiquement le problème des groupes à l’Assemblée

Dans un communiqué le Bloc des Centristes Gaïndé (Bcg) de Jean-Paul Dias déplore que les modifications contraignantes et restrictives du règlement intérieur de l’Assemblée nationale ont rendu non seulement plus difficile la constitution ou la reconstitution de groupes parlementaires, mais ont enfermé les députés dans un corset s’apparentant au vote impératif. Pis, selon le BCG, ces modifications ont porté atteinte à la liberté de l’élu et, surtout, ont compliqué la situation. Si bien que de la même façon que la mise en œuvre de la nouvelle mesure portant élection du président de l’Institution pour la durée de la législature a eu pour point de départ un nouveau vote en faveur du titulaire, de la même façon, le Bcg considère que toutes les nouvelles décisions concernant les groupes parlementaires devraient avoir pour point de départ la mise en place de cette année. Les restrictions n’étant prises en compte que la prochaine fois, puisque l’an prochain, l’on ne procédera pas à un vote pour la présidence de l’Assemblée nationale, argumente le centriste en chef. La loi ne peut pas être rétroactive, se défend le Bcg.
Aussi, sur indication de la majorité des députés élus sur sa liste et à condition que le quota quantitatif des dix élus soit toujours constaté, le Pds devrait-il être admis à former son groupe parlementaire en conservant la même dénomination que l’an dernier, constate le Bcg. S’ils remplissent les conditions quantitatives exigées, les autres députés ne se reconnaissant plus du groupe Pds ni du groupe Benno devraient pouvoir aussi constituer un groupe d’«Indépendants» ainsi que cela existe dans d’autres parlements. Ce ne serait donc que l’an prochain que les nouvelles dispositions – qu’une fois de plus le Bcg désapprouve – pourraient entrer en vigueur, analyse le Bcg. Mais pour un pays dont l’Exécutif va donner des leçons de comportement démocratique ailleurs en Afrique, il est honteux de constater la situation actuelle à l’Assemblée nationale, déplore le Bcg.
A présent, Dias-père estime qu’il est du devoir du président de l’Assemblée nationale de régler politiquement cette affaire dans l’esprit préconisé, ci-dessus, par le parti afin de ne pas laisser la démocratie parlementaire sénégalaise sombrer dans du juridisme, dans de la procédure politicienne surannée car le blocage est beaucoup plus politique que juridique. Pour sa part, clame le Bcg, le Pds vit le retour de manivelle, lui dont la majorité parlementaire avait exclu de l’Assemblée abusivement, illégalement et anticonstitutionnellement deux de ses députés sous des prétextes fallacieux. Mais le Bcg invite la majorité parlementaire actuelle à méditer ce cas et retenir la leçon afin d’éviter qu’un jour, le pouvoir perdu, elle ne vive la même chose à son détriment.