Il viole une quinquagénaire et déclare : «Je n’ai pas eu le temps d…»

Plus que rocambolesque, cette histoire de viol jugée devant le tribunal des flagrants délits de Dakar. Il s’agit de François Mbengue un jeune maçon, à peine sorti de sa minorité qui a eu l’outrecuidance d’abuser une dame âgée de 52 ans. Une ignominie qui va lui coûter 5 ans de prison.
Entre François Mbengue et sa victime la différence d’âge est flagrante et le pire c’est que le jeune n’a pas eu de retenue pour avouer les faits qui lui sont reprochés. Le jour des faits, la dame qui habite à Keur N’diaye Lô était partie chercher du bois mort, comme le font la quasi totalité des femmes de cette localité. Le moment qui a été mis à profit par François Mbengue, pour exécuter son plan. A la barre le violeur a expliqué avoir rencontré la dame avec du bois sur la tête : « je l’ai persécutée et elle est tombée, je lui ai ordonné de se déshabiller par la suite j’ai eu des remords et je lui ai laissée partir », a lancé le prévenu au tribunal qui n’a pas manqué de lui demander s’il est malade, avant de l’interroger : As tu une petite amie ? La réponse du jeune ne s’est fait pas attendre : « je n’ai pas éjaculé car au moment où ça devait arriver on nous a surpris… » Poursuivant dans ses aveux, le prévenu raconte qu’à force de se tirailler avec sa victime il a donné des coups de poings à la dame qui sait retrouvée avec une hématome de l’œil gauche et des égratignures confirmés par un certificat médical. Le témoin nommé Tall a affirmé avoir entendu des cris de la victime, ce qui l’a poussé à se rapprocher pour voir ce qui s’est passé réellement. C’est ainsi dit-il avoir surpris le mis en cause entrain d’entretenir des relations sexuelles avec la dame
Suffisant pour le juge Kor Séne demande à François Mendy s’il est réellement sain d’esprit.
Le ministère public, dans son réquisitoire a déclaré que les faits sont d’une extrême gravité Selon le parquetier Birame Séne l’acte de pénétration existe bel et bien et que le prévenu avait reconnu les faits à l’enquête préliminaire. Pour cela il a demandé qu’il soit déclaré coupable et pour la répression, de le condamner à une peine de 5 ans ferme.
Une peine dont la défense n’a pas osé demander la réduction, puisque convaincu que son client est bel et bien coupable des faits qui lui sont reprochés. Selon son avocat, il ne sait quelle mouche a piqué son client pour qu’il exerce un tel acte. Alors, il a demandé au tribunal de lui faire une application extrêmement bienveillante de la loi.

Le tribunal après en avoir délibéré a déclaré le prévenu coupable des faits et le condamne à 5 ans ferme.