Ibrahima Sopé n’arrive pas à oublier son ami feu Macodou Mbengue

Une fois n’est pas coutume, un artiste sénégalais reconnait que l’art fait vivre son homme sous dans nos murs. Celui qui tient ce discours n’est personne d’autre que Ibrahima Mbaye Sopé à qui nous avons rendu visite pour les besoins de “Art Sunu Gaal”. Loi de s’apitoyer sur son sort comme le font nombre de ses compères, l’artiste nous confie qu’il n’a pas à se plaindre. Eludant presque la « voiture » et la « maison » qu’il a pu acquérir grâce aux 6e et 7e arts, la plus grande satisfaction de Sopé dans ce métier, c’est le sourire rendu à l’un des membres de sa compagnie qui n’a jamais vu son père, un Béninois qui travaillait pour le premier président du Sénégal. « Nous devions participer à un Festival au Bénin, j’en ai profité pour organiser leur première rencontre qui fut extraordinaire », se souvient Sopé. Le comédien fond en larmes lorsqu’il se souvient de Macodou Mbengue. Icône du théâtre sénégalais, ce rufisquois a tiré sa révérence en 2015. Sopé peut sembler très docile mais ce n’est pour autant qu’il se laisse marcher sur les pieds. Surtout quand il s’agit de son gagne-pain. « Si les télévisions me veulent, il doivent y mettre un prix », avertit-il. Coté jardin, Sopé est plutôt un homme satisfait. Il affirme être sous le régime de la polygamie. Cependant, il n’envisage de sitôt prendre une deuxième épouse. « Mon épouse me comble de bonheur, à quoi bon regarder ailleurs », s’enthousiasme l’artiste qui avoue être de ces hommes qui aident leur femme dans les taches ménagères.