FRAUDE AU BFEM A PIKINE:Une candidate libre obtient le diplôme avec du faux

La joie de la candidate libre au Bfem, M. Diarra N. -d’avoir  réussi à l’examen  de cette année-ci-  n’a duré que le temps d’une rose. La collégienne a été interpellée puis conduite au commissariat de police de Pikine pour des pratiques délictuelles. Elle était venue au parquet du tribunal départemental, en compagnie de sa mère, pour solliciter une audience auprès du juge de l’instance juridictionnelle du département.

 

C’est suite à un soit transmis (St) de Madame le délégué du procureur du tribunal d’instance de Pikine adressé au chef de service du commissariat de police, Adramé Sarr, que la candidate libre au Bfem M. Diarra N. a été interpellée dans les locaux du parquet départemental et mise sous les verrous pour faux et usage de faux portant sur un acte d’état civil. Elle est accusée d’avoir décroché le diplôme avec un faux extrait de naissance en jugement supplétif.

Après avoir échoué à deux reprises au Bfem, la fille M. Diarra N. s’inscrit au lycée Mame Yelly Badiane avec la moyenne requise, et poursuit ses études scolaires en classe de seconde. Elle craint cependant d’être frappée par la limite d’âge avant la fin de son cursus scolaire et décide de faire un jugement supplétif. Elle s’attache les services de son oncle – venu fraîchement d’Europe –  qui prend la photocopie des cartes d’identité des parents de la collégienne et lui confectionne un nouveau extrait de naissance en date de 2000.

Ainsi, M. Diarra N. passe le Bfem de cette année sous le statut de candidate libre avec le nouveau document administratif et obtient le diplôme. Elle saute de joie et voit son rêve enfin se réaliser avec la réduction de son âge (1995). Mais, pour poursuivre sans le moindre risque son cursus de lycènne, l’adolescente doit impérativement obtenir une annulation de l’ancien extrait de naissance et se procurer un extrait auprès du greffier ainsi qu’un acte de jugement. Elle informe sa mère et se rend avec celle-ci au tribunal départemental de Pikine pour solliciter une audience avec le juge.

Après vérification du dossier, le juge de l’instance juridictionnelle découvre du faux dans les papiers administratifs de la collégienne et annule l’audience. Il saisit alors Madame le délégué du procureur du parquet du tribunal qui active le commissaire de police de Pikine. Ce dernier dépêche aussitôt quelques uns de ses hommes qui cueillent sur place la lycéenne ainsi que sa mère et les conduisent au commissariat pour faux et usage de faux portant sur un acte d’état civil.

A la police, la fille clame son innocence et soutient ignorer le caractère faux de son nouveau extrait de naissance. Elle mouille son oncle et déclare ne pas connaître l’identité du fabricant du document administratif. «C’est mon oncle qui m’a apporté l’extrait de naissance en date de 2000. J’ignore également le nom de l’individu qui lui a produit le document. Mon oncle est cependant décédé lors de son retour en Espagne, suite à un accident. Je ne peux pas apporter le certificat de décès pour prouver ça», a-t-elle soutenu devant nos informateurs. Elle a été malgré tout déférée au parquet ce jeudi 8 septembre pour faux et usage de faux en écriture publique authentique.