États-Unis : des policiers tirent sur un Afro-américain en fauteuil roulant

Une nouvelle polémique policière semble vouloir se lever aux États-Unis, où des officiers ont tiré sur un Afro-américain en fauteuil roulant et apparemment armé. L’homme a depuis succombé à ses blessures.
Si la vidéo ici présente des faits, partiels ou non, peut se révéler choquante au visionnage, un flou de circonstance y a été inséré par respect apparent pour la victime, ses proches et les sensibilités des spectateurs. La scène s’est déroulée mercredi dernier dans la ville de Wilmington, dans l’État du Delaware (États-Unis).
Sans que l’on puisse savoir si des incidents ont précédé les premières secondes de la vidéo, cette dernière démarre alors que l’on voit un policier tenir en joue Jeremy M., un Afro-américain en fauteuil roulant. L’officier demande à sa cible de lever les mains et de jeter son arme, un port que les images ne permettent pas de confirmer ou d’infirmer.
Afro-américain abattu en fauteuil roulant : il s’était possiblement lui-même blessé
On entend alors un tir et il n’est là non plus pas possible de savoir s’il a été émis en direction de l’apparent contrevenant. D’autres policiers rejoignent le premier et une salve de détonations retentit lorsque l’afro-américain rentre la main dans sa poche. Pour Bobby Cummings, chef de la police locale, Jeremy M. s’apprêtait à sortir son arme. Les forces de l’ordre ont déclaré être intervenues suite à un appel téléphonique décrivant un homme armé en fauteuil roulant et pouvant s’être lui-même blessé par balle.

Une « injustice » : la mère de la victime contredit la version de la police
La mère de la victime, décédée à l’âge de 28 ans, s’est inscrite en faux devant la version de la police : « La vidéo montre qu’il n’avait pas d’arme. Il avait les mains posées sur les genoux quand il lui ont tiré dessus. » Dans un communiqué délivré vendredi, les autorités judiciaires du Delaware ont annoncé l’ouverture d’une enquête visant à « déterminer si les policiers ont agi conformément à la loi ». Dans des propos rapportés par DH.be, le gouverneur du Delaware Jack Markell a parlé d’une scène « profondément perturbante ».