Dinama nekh, Wiri Wiri : Comment les Sénégalais sont devenus complètement gaga

Les Sénégalais seraient donc atteints du phénomène de « binge watching ». Une étude de la plateforme américaine de films, Netflix tente de comprendre le phénomène. Pourquoi regarde-t-on plusieurs épisodes à la suite d’une série ? Quel est le moment qui fait tout basculer, avec une seule obsession : connaitre la fin ? Netflix analyse le phénomène.

Premier constat de l’étude : moins de quatre épisodes suffisent généralement à nous accrocher.

Deuxième constat : cet instant de bascule dépend aussi du genre de la série. En France, par exemple, les spectateurs sont plus rapidement accrocs aux thrillers, aux séries historiques et fantastiques qu’aux comédies.

Au Sénégal, on constate que les habitudes sont tout autre. Dans les pays du sud, les téléspectateurs sont plus sensibles aux télénovelas. Mais depuis, quelques années, la tendance au Sénégal est aux sitcoms.

Buur Gueweul, Dinama nekh, Wiri Wiri, plus récemment, dominent les passions.

La plateforme cite parmi les critères les plus accrocheurs : l’apparition d’un nouveau personnage, un rebondissement dans l’intrigue qui crée la peur ou encore le suspense. Parmi les critères également, l’amour avec une histoire amoureuse qui prend forme (le premier baiser est ainsi un élément déterminant).

Au Sénégal, la série Wiri Wiri fait des émules depuis quelques mois. Une véritable passion, au point d’avoir entraîné une dispute de couple suivie de mort d’un des conjoints. Les derniers épisodes diffusés avec l’apparition de la chanteuse Viviane et du lutteur, Balla Gaye, a également suscité un nouvel élan. Son interruption depuis quelques semaines a soulevé une vague d’interrogations et alimenté les rumeurs les plus folles (mort de la mère de l’actrice principale Soumboulou). Dernièrement, l’annonce de l’apparition de la star Youssou Ndour dans la série devrait encore booster les audiences.