Deux libanaises se disputent un époux mort…Au tribunal : qui est la vraie épouse ?

Cette rocambolesque affaire de  tentative d’escroquerie, de faux usage de faux en écriture de banque dans un document administratif, de vol et d’encaissement de chèque volé, entre autre délits, contre l’officier d’état civil de Grand-Dakar, Alpha Yaya Diakhaté et Sawsah Aboukhaled, qui serait la seconde épouse du défunt patron de la Sapec, en l’occurrence Adel Hussein, a été évoquée, hier, à la barre des flagrants délits. Elle a été aussitôt renvoyée au 30 mai prochain pour plaidoiries. Dans cette affaire, la principale mise en cause s’est présentée à Bouchra Aboukhaled, veuve de l’ancien patron de la Sapec comme la seconde épouse de celui-ci, avec entre les mains un chèque de 98 millions qui constituerait sa part de l’héritage de son défunt époux. Ledit chèque, dit-elle, lui a été remis par son défunt mari le jour de son évacuation en France. Mieux, pour attester de sa bonne foi, la ressortissante libanaise brandit un certificat de mariage en date de juin 2011 qui confirme son union avec le défunt.

Une information remise en cause par la veuve Bouchra qui se présente comme l’unique épouse du défunt Adel Hussein. D’emblée, elle révèle que son époux ne disposait pas d’un tel montant dans son compte bancaire. Mieux, elle ajoute n’avoir jamais était mise au parfum, par son défunt époux, d’un second mariage, qui plus est, ils s’étaient mariés sous le régime de la monogamie. La veuve en déduit ainsi que la prétendue «seconde épouse» ne saurait figurer sur la liste des héritiers de feu Adel Hussein. Loin d’être dos au mur, Sawsah Aboukhaled rappelle qu’elle a vécu en compagnonnage avec le défunt pendant neuf ans, avant que l’officier d’Etat civil ne scelle leur union. Ce, après avoir essuyé le revers de l’imam de la communauté libanaise qui a refusé de célébrer ce mariage. Entre la veuve légitime et la veuve officieuse, les prolongations vont se jouer devant le juge.