Corruption présumée à l’IAAf…Le successeur de Lamine savait ce qui se passait

Doublement mis en examen pour corruption présumée, Lamine Diack, l’ancien président de l’instance mondiale d’athlétisme (iAAF), est-il un agneau sacrifié pour protéger d’autres personnes ? Un e-mail atteste formellement que Nick Davies, actuel directeur de cabinet de Lord Coe, le successeur de Lamine Diack, justement, était au courant des «cadavres russes».

Nick Davies, l’actuel directeur de cabinet du président de l’IAAF, Lord Coe, était bel et bien au courant des cas de dopage impliquant des athlètes russes. Pire, il a même proposé à Papa Massata Diack de gérer le scandale en faisant appel à une agence de dirigée alors par…Lord Coe, successeur de Lamine Diack.
Lorsque le scandale des cas de dopage éclate à la veille des Jeux de Moscou, Davies écrit un courrier électronique au fils de Lamine Diack dans lequel il écrit : «J’ai besoin de m’asseoir pour parler avec le département antidopage et comprendre exactement quels sont les cadavres russes que nous avons toujours dans le placard, en ce qui concerne le dopage. Nous pouvons aussi préparer un dossier sur les tests antidopage de l’IAAF qui montrera que l’une des raisons qui expliquent le fait que beaucoup de Russes se révèlent positifs est qu’ils se font beaucoup contrôler !!!»
Et pour ce faire, il a proposé à Papa Massata Diack de faire appel au cabinet Chime Sports Marketing, alors que le patron n’était personne d’autre que Lord Coe. On peut dès lors se demander si le successeur de Lamine Diack n’était pas au courant du scandale de dopage du moment que celui qu’il a bombardé au poste de Directeur de cabinet, après son élection, proposait que le «boulot» lui soit confié.
En tout cas, l’e-mail, ébruité par le journal français Le Monde, accable les dirigeants actuels de l’IAAF. Qui plus, Nick Davies avait été déjà mis en cause dans une affaire presque similaire avant que le Comité éthique de l’instance faîtière d’athlétisme classe le dossier sans suite.
Cette révélation intervient au moment où s’ouvre un autre front qui risque de faire bien des dégâts au sein de l’IAAF. En effet, selon des sources autorisés de Libération, des juges français s’intéressent aux conditions d’attribution des Jeux olympiques de Rio, mais aussi de Tokyo.