Cisko, le peintre, abuse a trois reprises d’une gamine sur la terrasse

Une peine de 10 ans prison. C’est ce que risque François Carvalho alias Cisco. Poursuivi pour viol sur une mineure de moins de 13 ans, ce peintre de profession sera fixé sur son sort le 16 août prochain, date à laquelle le tribunal de Dakar va rendre son délibéré. 

Attrait, hier, devant la barre du tribunal des flagrants délits de Dakar pour répondre du délit de viol sur une mineure de moins de 13 ans, François Carvalho alias Cisco a nié en bloc ces accusations. Les faits se sont déroulés à la Sicap-Liberté 5, le mardi 26 juillet dernier, aux environs de 17 heures, quand le sieur Carvalho a trouvé à la terrasse de leur domicile, la fillette qui récupérait le linge à sécher.
Sans dire un mot, il s’était jeté sur la victime, le  serrant sur sa poitrine, avant de lui bâillonner la bouche avec l’une de ses mains pour faire sa sale besogne, selon les déclarations de la jeune fille. «Il m’avait lâchée en me menaçant de représailles s’il me venait à l’idée d’en parler à quelqu’un», a confié la victime.

Une voisine vend la mèche à la mère de la victime

D’après la mère de la victime, Salimata Diop, c’est en revenant de son travail du port autonome de Dakar qu’elle a été interpellée par une de ses voisines. Laquelle l’a invitée à ne plus envoyer sa fille sur la terrasse au crépuscule. «Ne comprenant pas où elle voulait en venir, j’ai insisté pour avoir des explications. Là, elle m’a signifié qu’à chaque fois que ma fille se rendait sur la terrasse pour étaler son linge ou le retirer, le dénommé Cisco, un jeune du coin, la suivait. Ce qui m’a sidéré», a-t-elle confié.
La maman de la victime dit qu’elle a alors voulu savoir pourquoi Cisco suivait sa fille à la terrasse. Et c’est alors que sa voisine lui a révélé qu’à chaque fois que Cisco retrouvait sa fille sur la terrasse, il enlevait sa culotte pour ensuite prendre son sexe qu’il introduisait dans celui de la fillette. «Me comportant toujours comme une bonne mère, je l’ai convoqué chez moi et il a juré que c’est lui qui l’a fait, avant de me demander de lui accorder la clémence», a expliqué la dame.

Cisko sollicite la clémence à la mère de la fille pour «garder (son) honneur»

Sauf que Cisco a balayé d’un revers de main à la barre cette version des faits. Interrogé sur les faits, le prévenu, âgé de 38 ans et peintre de profession, a contesté les faits. «Il y a de cela quelques jours, plus précisément dans l’après-midi, alors que je cherchais une planche sur la terrasse de la maison pour mon travail, j’ai été interpellé par une lavandière dont j’ignore le nom. Elle m’a demandé de voir si la couverture qu’elle avait étalée sous le soleil était bien sur place. N’y voyant aucun inconvénient, je suis revenu sur mes pas. N’ayant pas vu l’objet en question, je suis redescendu pour en faire part à cette dernière. Mais en aucun moment je ne m’étais approché de cette fille, ni ne l’ai touchée», s’est-il défendu, avouant qu’il a demandé la clémence de la mère de la fille pour «garder (son) honneur».

En revanche, d’après le certificat médical, la fillette a subi une défloration ancienne. Toutefois, dans le procès-verbal, la victime a déclaré avoir entretenu des rapports sexuels forcés avec Cisco par trois fois sur la terrasse : le lundi, le mardi et le mercredi.
Aussi, la partie civile n’a pas hésité à réclamer la somme de 10 millions de francs Cfa pour toutes causes et préjudices confondus.
Malgré ces déclarations, le ministère public dans son réquisitoire a déclaré qu’on ne peut pas dire que la fille n’a pas crié, raison pour laquelle elle n’est pas violée. Selon le procureur de la République, la matérialité des faits est constante. Et pour cela, il a demandé au tribunal de déclarer François Carvalho alias Cisco coupable et de le condamner à 10 ans fermes de prison.
Une plaidoirie que la défense a trouvé anormale en notant que les prévenus de viol sont toujours considérés comme de vautours. Ce qui fait que les jugements des présumes violeurs sont les procès où il y a  le plus d’erreurs judiciaires. Ainsi, l’avocat de la défense a plaidé la relaxe purement et simplement de son client.
Cisco sera édifié sur son sort le mardi 16 août prochain, date retenue par le tribunal pour rendre