Cheikh Seck le patron du PS à Diourbel et Mbacké rejeté par ses militants

Des responsables du Parti socialistes membres des sections et comités des départements de Diourbel et Mbacké (centre) ont déclaré ce dimanche avoir récusé le secrétaire général de l’Union régionale des coordinations PS, Cheikh Seck (photo).
Les auteurs de cette mesure disent l’avoir prise à l’encontre du député PS lors d’une réunion tenue samedi à Mbèye, un village situé dans la commune de Ndoulo.

Il est reproché à M. Seck d’avoir favorisé « la léthargie [de] l’Union régionale des coordinations PS de Diourbel », selon une résolution dite de Mbèye, qui a été communiquée aux journalistes par Moustapha Sylla, l’un des responsables de ce parti dans la région.

« Pour mettre fin aux dysfonctionnements de l’Union régionale, dysfonctionnements marqués par l’absentéisme de son secrétaire général et son corollaire, la rétention des informations, la rencontre de Mbèye récuse le camarade Cheikh Seck et la manière dont il s’est autoproclamé secrétaire général de l’Union régionale », affirment les auteurs de la résolution.

« Il (Cheikh Seck) s’est autoproclamé secrétaire général de l’Union régionale à un moment où les structures du parti au niveau régional n’avaient pas, dans leur écrasante majorité, parachevé les renouvellements », dénoncent-ils.

Selon les militants du PS présents à la rencontre de Mbèye, cette situation bloque la « massification » du parti, freine son « élan de solidarité » dans la région de Diourbel et explique « toutes les contreperformances notées aux élections locales de 2014 ».

Les participants de la réunion de Mbèye ont décidé d’envoyer une mission aux structures du PS à Bambey, qui n’ont pas été conviées à la rencontre de samedi.

Une assemblée générale des coordinations est également prévue. Et la direction du PS sera informée de la démarche.

Les auteurs de la résolution ont proposé Mamadou Kany Bèye, l’hôte de la réunion de Mbèye, comme candidat au poste de coordonnateur de l’Union régionale des coordinations PS de Diourbel.

« Si le parti ne prend pas ses responsabilités, nous prendrons les nôtres parce que le PS n’appartient ni à Tanor, ni à personne d’autre », a averti M. Bèye. « Dans une démocratie, on ne protège jamais une minorité au détriment d’une majorité », a-t-il commenté.