Caricature de Serigne Touba…Les chefs religieux demandent la fermeture du bureau de Jeune Afrique à Dakar

Ce samedi, la communauté musulmane sénégalaise a marqué son indignation à travers un grand rassemblement organisé par la confrérie mouride contre la caricature sur Serigne Touba. Les différents chefs religieux ont demandé au président Macky Sall de fermer le bureau du magazine « Jeune Afrique » et son interdiction de vente sur l’ensemble du territoire national.
Des milliers de personnes se sont donné rendez, ce week-end (samedi), devant la Grande Mosquée Massalikoul Djinane de Dakar. Avant 14 heures, le lieu a été pris d’assaut par les fidèles musulmans mais aussi des chrétiens, rien que pour dénoncer la caricature faite sur le fondateur du Mouridisme, Khadim Rassoul, par le magazine Panafricain JA. À la place de l’obélisque, les manifestants étaient plus nombreux que ceux de la mosquée. La foule scandait des slogans hostiles contre le magazine : « Jeune Afrique fait la promotion des homosexuels », « Stop à la provocation des musulmans, nous voulons la paix ». Ce sont, entre autres, autant de propos hostiles notés pendant cette manifestation. Serigne Assane Mbacké, un dignitaire a demandé au Gouvernement du Sénégal de censurer tout ce qui est Jeune Afrique (JA) au Sénégal. « Les gens parlent de l’interdiction de la vente de Jeune Afrique. Pour moi, ce n’est pas la solution urgente. Il faut d’abord bloquer son site internet pour une durée indéterminée, renvoyer tous ses journalistes du Sénégal, arrêter de leur octroyer des marchés publicitaires et les traquer en justice pour pronation et incitation à la haine », peste-t-il.
Pour le professeur Ibrahima Faye, « Le lobby franc-maçon essaie de déstabiliser notre pays en orientant le débat vers les sacs ». Mbackiou Faye, représentant le Khalife général des mourides, Serigne Sidy Mokhtar Mbacké, à Dakar, dans sa déclaration, a fait une demande pressante au Gouvernement. « Nous demandons aux autorités d’interdire définitivement la vente et la distribution de ce journal que je ne veux même pas nommer au Sénégal », martèle-t-il, bouillant de rage. Il s’empressera d’ajouter qu’il est hors de question d’accorder le pardon au journal fondé par Bachir Ben Yahmed. « On ne veut pas d’excuses parce que c’est trop facile après avoir causé un tort énorme à la communauté mouride », clame-t-il. « Nous leur disons que la liberté de presse ne signifie pas écrire ce que l’on veut sur qui on veut encore moins s’attaquer à la foi des musulmans », dénonce le représentant du Khalife général des Mourides à Dakar.
Après s’être félicité de la forte mobilisation qui est synonyme de « détermination et d’engagement » pour montrer leur indignation contre les caricatures, Mbackiou Faye conclura son propos en lançant un avertissement à quiconque s’amuserait désormais à s’attaquer à Serigne Touba. « Plus jamais ça », vocifère-t-il. Dans un communiqué, le Gouvernement du Sénégal condamne avec fermeté cette caricature et promet de prendre les dispositions nécessaires pour la protection de l’image des « figures historiques » du pays et de ses convictions religieuses.
Rewmi