Ça chauffe à Zig…Des policiers en colère contre…

Les policiers en service dans le sud du pays ne sont pas au bout de leur peine. Malgré les promesses fermes de leurs chefs de payer les primes avant la Tabaski, ils n’ont pas encore vu perçu leur pécule. D’après nos sources, bientôt dix mois qu’ils ne sont pas rentrés dans leur fonds, alors que l’argent devait être versé aux éléments depuis longtemps. «C’est seulement à la police qu’on vit cette situation. Dans les autres corps, comme l’armée, la gendarmerie, les primes sont payées chaque fin de mois. Mais, à la police, il faut attendre six mois pour percevoir les primes journalières cumulées. C’est une chose que nous déplorons », a déploré sous l’anonymat un policier, qui affirme que, d’après les informations qu’il détient, le virement est déjà effectif.

Mais, argue-t-il, c’est au niveau de Ziguinchor que les choses bloquent. D’après un autre élément de la police, seul un petit nombre d’agents a reçu sa prime. L’écrasante majorité, poursuit-il, n’a rien reçu. Hormis cette question relative au non-paiement des primes journalières, les flics en service dans les préfectures et sous-préfectures vivent souvent des situations non moins cruciales. D’après nos sources, le ravitaillement de ces éléments accuse souvent du retard. « Chaque policier a droit à 1500 f par jour pour sa nourriture. Et pour les éléments affectés dans les préfectures ou sous-préfectures, cet argent appelé dans leur jargon Pca est échangé en provisions chez le commerçant. Mais souvent, ces provisions composées de riz, d’huile et de condiments, arrivent en retard. Parfois, les éléments restent deux mois avant d’être ravitaillés», rajoutent nos sources.