Accu­sée de non-respect des droits d’auteur en ayant utilisé sans les crédi­ter les propos ainsi que la voix d’un youtu­beur pour donner le ton de sa chan­son Forma­tion, Beyoncé va devoir trou­ver les bons argu­ments pour se défen­dre… ou sortir son chéquier.

En février 2016, Beyoncé a dévoilé la chan­son Forma­tion, issue de son dernier album Lemo­nade. En même temps que le titre, la chan­teuse dévoi­lait le clip de ce dernier. L’en­ga­ge­ment poli­tique de cette chan­son, faisant clai­re­ment réfé­rence à la Nouvelle-Orléans ainsi qu’au mouve­ment mili­tant afro-améri­cain Black Lives Matter, a donné une dimen­sion plus profonde au travail de Beyoncé. Le succès a été immé­diat.

 

A plusieurs reprises dans la chan­son, la voix d’un homme se fait entendre. « What happe­­ned after New Orleans ? Bitch, I’m back. By popu­­lar demand », demande-t-elle dès les premières secondes. Il s’agit de la voix de Messy Mya, un célèbre youtu­beur de la Nouvelle-Orléans, assas­siné en 2010 à l’âge de 22 ans. Le jeune homme, rappeur et comé­dien, était célèbre pour ses vidéos qui dénonçaient la violence et l’op­pres­sion de sa ville.

Selon NBC News, la soeur de Messy Mya a accusé Beyoncé de non-respect des droits d’au­teur en ayant utilisé la voix de son frère sans mention­ner son nom dans les crédits et sans rému­né­rer ses ayants droits.

 

Certains ont trouvé que Beyoncé avait juste­ment fait honneur à Messy Mya et à son combat en samplant sa voix dans Forma­tion. La soeur de ce dernier pense que « ce n’est pas une façon de rendre hommage à quelqu’un » et a ainsi porté plainte contre Beyoncé en deman­dant 20 millions de dollars soit 18,7 millions d’eu­ros. Ce sera à la justice de tran­cher.

Voici

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