Baye Oumar Niasse narre son calvaire à Everton : « Koeman a retiré mon numéro et envoyé en U23 où je n’ai même pas droit à un casier dans le vestiaire »

S’il y a quelqu’un qui sait ce que veut vraiment dire l’expression tomber de son piédestal, c’est bien Baye Oumar Niasse. L’international sénégalais, qui a vu son rêve se transformer très vite en cauchemar à son club à Everton Fc, s’est livré au quotidien britannique The Guardian, repris par L’Observateur.

Ses déboires ont commencé avec l’arrivée de Ronald Koeman à Everton. Alors qu’il s’attendait à effectuer sa première préparation d’avant-saison avec les Toffees, pour enfin justifier que les 18 millions investis par le club n’étaient pas dépensés en vain, Baye Oumar Niasse a très vite subi les foudres du coach. En effet, renseigne le journal, à peine arrivé, ce dernier l’écarte de l’effectif professionnel après l’avoir observé au bout de seulement 45 minutes. « Koeman m’a dit : « Tu dois partir ». Je ne peux pas comprendre comment cette décision a pu être prise après seulement 45 minutes de jeu. Je lui ai répondu : « Ok. Merci » ». Une réponse laconique qui cadre, selon nos confrères, avec le caractère introverti du joueur, pas du genre à aller au clash.

Mais ce n’est pas tout. L’international sénégalais s’est vu rétrogradé. « Il (Koeman) a tout changé. Il m’a retiré mon numéro de maillot et m’a dit que je n’étais plus autorisé à être dans le vestiaire de l’équipe première, que je ne m’entraînerai plus avec eux (l’équipe professionnelle). Je devais aller avec la deuxième équipe (les moins de 23 ans », a-t-il dit. Mais c’était comme s’il était tombé de Charybde en Scylla. « Dans le vestiaire, avec les moins de 23 ans, je n’ai pas de casier. Les autres joueurs ont où mettre leurs affaires, mais pas moi. Je viens avec mon sac et j’ai un coin à un moi. Je pose mon sac au sol, je m’entraîne et ensuite, je mets toutes mes affaires dans ma voiture puis je rentre à la maison », dit celui qui reste stoïque face à ce rejet et garde espoir que les choses vont s’arranger.