Au Sénégal, les stars, célébrités, transhumants et autres prédateurs bénéficient de l’impunité, jusque-là !

Mais pourquoi cela?  Pendant tout ce temps, où se trouvait notre Justice ? Aujourd’hui, on peut se demander quelle est la valeur ou la force des lois de la République, si celles-ci ne  s’y appliquent que sélectivement et de manière discriminatoire? Le président de la République, n’est-il pas le gardien de la constitution, garant aussi, de par sa Fonction, du respect des lois et de leur application stricte, de la protection et de l’inviolabilité physique des citoyens, sans aucune discrimination ni parti pris. Cependant, il observe, comme ses prédécesseurs, toutes ces injustices, inégalités sociales et autres actes délictueux graves, se produire dans la République impunément, sans qu’il ait réagi énergiquement, afin  d’y mettre un terme. Mais, dans ces conditions, quel genre de justice avons-nous réellement au Sénégal, au regard de tout ce qui s’y passe en ce moment, comme impunité ?

Ainsi, comment peut-on comprendre et pouvoir s’expliquer alors, cette libération inconvenante de Thione Seck, dans le cadre d’une justice, véritablement, équitable? Voici ce que rapporte le journal L’Observateur: “Pendant que Thione Dollar Seck dort chez lui peinard, son présumé complice sera entendu devant la chambre d’accusation.

Poursuivi pour association de malfaiteurs, fabrication de faux signes monétaires, tentative d’escroquerie et blanchiment d’argent, le Malien est présenté comme l’expert en fabrication qui aurait fabriqué les fausses devises monétaires retrouvées chez le chanteur Thione Seck, 43 paquets renfermant 23 millions de FCfa en faux billets d’euros, soit 26 milliards de FCfa, ainsi qu’une somme de 32,9 millions de FCfa et 50 euros (pas des faux billets), rappelle le journal L’Observateur.

La perquisition menée chez lui avait permis de mettre la main sur 257 900 euros (129 millions de FCfa) trouvés dans son véhicule, ainsi que trois autres paquets, estimés à 23 millions d’euros en faux (15 milliards de FCfa), ainsi que 1,4 million de dollars (700 millions de FCfa en faux billets).” Ainsi, dans le cas présent, on lâche le principal inculpé pour retenir le complice. Autrement dit : on lâche la proie pour l’ombre !

Alors, on peut ainsi se poser cette question : sommes-nous véritablement, dans une République consacrée et un Etat de  droit, où tout  le monde est considéré comme citoyen à part entière, et tous égaux devant la loi? Ou alors, nous sommes dans une monarchie, faite de citoyens entièrement à part avec des privilèges exorbitants d’une part et d’autre part, des sujets, sans aucun droit ? Décidément, ce qui se passe en ce moment au Sénégal avec le comportement de certaines stars et célébrités de tout bord, certains marabouts intouchables qui ne pensent qu’au luxe, à l’argent et se permettent tout, ainsi que les transhumants de tout acabit qui pillent allégrement les ressources du pays, etc., sous le regard complice du pouvoir, ressemble, à bien des égards, à une monarchie sous forme républicaine, dans laquelle une catégorie de personnes, particulièrement privilégiée, peut aussi tout se permettre. A dire vrai, nous ne sommes pas loin d’une véritable justice de classe.

Effectivement, toutes ces catégories de personnes citées plus haut, des possédants ou personnalités influentes par leur origine, se comportent comme bon leur semble, et s’adonnent à toutes sortes de délits parmi les plus graves, mais, la plupart du temps, elles ne sont pas inquiétées. Et, si toutefois, c’était le cas, elles ne séjourneront en prison, que pour un laps de temps. Mais, au nom de  quel droit, ces citoyens-là bénéficient-ils d’une telle impunité? Mais, auraient-ils acheté leur impunité pour rester quoi qu’il advienne, libres? On pourrait bien le penser ou alors, c’est la solidarité de classe qui joue par là.

Et pourtant, légitimement et à juste titre, des citoyens libres et épris de justice sociale dénoncent tout le temps et objectivement de telles pratiques, qui perdurent jusque-là encore au Sénégal. Et, ils le font sur la base de faits avérés, en soulignant que notre Justice, au vu de sa pratique sur le terrain, fonctionne belle et bien à deux vitesses, et qu’elle manque réellement d’équité. Et, dans de pareilles circonstances, l’on ne manque pas de voir, certains magistrats et le pouvoir en place, se ruer sur ceux-là en les traitant de tous les noms d’oiseaux, et tenter vainement de réfuter de telles accusations, qui pourtant, sont parfaitement réelles. En vérité, ils se fâchent généralement, à tort, contre un état de fait d’une réalité irréfutable, qui crève les yeux.

Et mieux, l’Etat, par des faits avérés,  tel que le cas de Thione Seck et consorts hier et aujourd’hui Taïbe Socé, nous offre tous les jours, la preuve incontestable que notre justice ne respecte même pas nos propres lois en vigueur, en les appliquant avec rigueur. Car, comme on le constate, elle procède régulièrement, à des libérations provisoires de délinquants à col blanc, sans jugement ni qu’on sache, sur ordre de qui? En général, ce sont des libérations, annoncées provisoires, qui se transformeront plus tard, comme un feu qui se consume, en des libertés définitives. Et, ainsi, on n’en parle plus. Comme le dit l’adage de chez nous:  » fa la léb doxe tabi géj”.

Nous comptons depuis plusieurs décennies, des affaires nébuleuses, parmi tant d’autres et, les unes plus graves et rocambolesques que les autres, qui ont, toutes, fini par être classées sans suite. Pour illustrer nos propos, nous pouvons citer quelques unes de ces affaires, comme celles de : Mbaye Diouf ex DG  des chemins de fer du Sénégal, Idrissa Seck avec les chantiers de Thiès ou le protocole de Reubeuss, Béthio Thioune dans le crime de ses talibés, Ndongo Diaw, ancien DG de l’ARTP, Aïdara Sylla, porteur du chèque de 2,5 milliards de Me Wade, sans parler des Aïda Ndiongue, Abdou Mangane, Chérif Sène, etc. En fait, il s’agit de tous ces grands réseaux d’intermédiation qui essaiment de plus en plus dans le pays et l’écument, ainsi que Thione Seck et Cie, etc. D’autres, par contre, parmi lesquels les transhumants, ne sont même pas inculpés, à plus forte raison, d’aller en prison. Ainsi, après la libération de Thione Seck, c’est le tour maintenant de Taïbe Socé, qui a fait l’objet d’un appel de soutien de la part de quelques Sénégalais pour obtenir aussi une liberté provisoire, on ne sait pour quoi, puisqu’il est reconnu coupable d’escroquerie. Mais, est-ce que, ceux-là, qui se décarcassent pour sa libération, ont pensé à sa victime ou mesuré les préjudices subis par cette dernière, qui a été escroquée par leur « héros »? Comment, et sur quoi justement, peut-on se fonder, pour de but en blanc, demander la libération de quelqu’un qui est entre les mains de la justice pour un délit avéré? Et, qui plus est, est un prêcheur et moralisateur pour une pratique saine et conforme aux préceptes et recommandations du Coran et des hadits du Prophète (PSL), lesquels condamnent formellement l’escroquerie. Alors, le voici gracié !

C’est bien un délit très grave. Et, voilà pourquoi d’ailleurs, il est sévèrement puni dans certains pays, comme par exemple en France et en Chine : “Certains types d’escroquerie relèvent de la criminalité financière ou « en col blanc ». En France, l’escroquerie est punie de cinq ans d’emprisonnement et de 375 000 € d’amende. En Chine, l’escroquerie peut être passible de la peine de mort.” C’est un tel délit que Taïbe Socé a commis !

Mais, à quoi tous ces gens s’exposeraient aujourd’hui, s’ils appartenaient étaient Français, Chinois ou vivaient dans un pays où la charia était appliquée, que seraient-ils devenus en ce moment, et qui oserait demander leur libération?  Personne ! Notre pays, au-delà de tout le bien qu’on lui crédite par ailleurs, il y est pratiqué tout de même, des  bizarreries et singularités inconvenantes et inadmissibles. Oui, au Sénégal, on aime bien y dicter des leçons de morale et recommander la vérité, en tout temps et en tout lieu, mais malheureusement, eux-mêmes, ne se l’appliquent pas le moment venu, la leçon. Ainsi, au moment où la vérité doit éclater, celle-ci se retrouve esseulée et abandonnée par tous ces soi-disant moralisateurs ou “cadi”. “Më wax ne, dëgg dafa fi tumuranké, ci Senegaalu tay. Monte de, Yaala dëgg rek la bëgg te mom itam, la santanne, ak ci ku mu man na  doon nag, muy borom barke ba, sëriñ ba ak badoolo ba,  yom ci yam keppë   ”. “Sa yu wax ko jooté, dañu ko wara wax,  te bu mu am ben parparlo. Kon nag, ku toñ mba nga deff na ka su dul nonu, yoon war na tegu ci sa kaw. Ak ko man na doon. Keepë kuy niitu dëg waru tebe yoon wi bo naaré juubal. ”

Aujourd’hui, l’impression qui semble se dégager au Sénégal, au vu de l’impunité accordée à certains citoyens en fonction  de leur qualité de naissance, d’origine ou de richesse, du comportement inégalitaire de l’Etat, entre les citoyens, par rapport à la justice et l’égalité sociale, comme du reste,  l’amalgame sur la  prépondérance de la vérité sur le mensonge maintenant, c’est comme si, dans notre pays, toutes ces valeurs naguère chères aux Sénégalais, ne sont plus de rigueur, ou ont perdu leur qualité intrinsèque, à telle enseigne, que le mensonge, l’escroquerie, la corruption et le trafic en tout genre, leur ravis à présent leur place de choix. Oui, dans la mesure où les riches, quelle que soit la nature ou provenance de leur richesse, même si celle-ci est illicite, cela importe peu, ils sont, en tout cas, épargnés de prison ou n’y feront qu’un bref passage. En fait, ils ne resteront en prison, que juste le temps de se faire fabriquer un “dossier médical” bidon, par leurs avocats, avec la complicité, bien entendu, d’un médecin. Un tel dossier, attesterait curieusement, que l’état de santé, du délinquant incriminé, ne serait pas compatible avec les conditions d’incarcération en prison. Autrement dit, qu’il ne peut supporter la vie en prison, mais, il est bien capable de voler, d’escroquer, de tuer, etc. Ainsi, sur la base de ces allégations, l’avocat menace le gouvernement, en brandissant cette fameuse formule quasiment magique, à la mode, à savoir “l’Etat est responsable de tout ce qui arriverait à mon client.”  Une formule employée maintenant au Sénégal, par les avocats pour faire libérer leurs clients de délinquants VIP. Après ces riches artificiels par fraude, financement occulte, ou escroquerie, donc illicitement, il y a ensuite, les gros bonnets, c’est-à-dire les hommes politiques du parti au pouvoir, leurs alliés du moment, les transhumants et certains marabouts également, qui bénéficient aussi, pour des raisons inavouables, d’une protection d’impunité inacceptable, de la part du pouvoir. Ce dernier, viole ainsi délibérément la loi, parce qu’il pénalise du coup, les simples citoyens laissés pour compte. Il rompt ainsi, l’égalité de tous les citoyens devant la loi.

Mais, monsieur le président de la République, et tous ces milliers de détenus qui croupissent dans nos prisons, sans jugement, dans des conditions exécrables et inhumaines, dont certains y meurent même parfois, ceux-là, ne sont-ils pas des êtres humains, des citoyens comme tous les autres avec des droits inaliénables ? Ou bien alors, leur existence ne compterait, pour rien?

Dieu, qui n’est que justice et égalité, a créé tous les êtres humains libres et égaux devant Lui. Mais au Sénégal, la justice et le pouvoir décident des sénégalais destinés à faire la prison et d’autres, supposés eux, bien nés, mais en vérité des escrocs et prédateurs, qui ne doivent pas aller en prison ? Un tel raisonnement ou comportement semble être typiquement et malheureusement bien sénégalais. C’est une attitude indécente, qui cache leur fausseté et témoigne suffisamment du degré notoire d’hypocrisie et d’injustice de ces gens-là. En effet, ils prennent leurs désirs pour la réalité et pensent que celle-ci est la seule chose qui vaille. Mais, un jour viendra!

Cela dit, les Sénégalais, après tout, aimeraient bien savoir, car tout de même, c’est leur plein droit en tant que citoyens, qui a ordonné la libération de Thione Seck? Celui-là, qui a été pris en flagrant délit de possession de faux billets de banque, en quantité inimaginable, avec des preuves irréfutables à l’appui.

Et, comme pour narguer les Sénégalais indignés par son acte si condamnable, il a fait de sa libération, l’occasion d’organiser une fête et des réjouissances chez lui, sans aucune honte. N’était-il pas plus indiqué et décent, pour un malade qui ne peut supporter les affres de la prison, d’aller, en lieu et place, faire un séjour à l’hôpital pour des soins intensif? Cette manifestation, outrancière et provocatrice, veut dire quoi au juste, si ce n’est pas se moquer des honnêtes citoyens qui ne vivent eux, qu’à la sueur de leur front ? Et naturellement, la libération en catimini de tous ces gens qui ont commis des délits graves un beau matin, sans jugement, participe à la provocation, et montre à suffisance que la justice applique bien chez nous, deux poids et deux mesures dans le jugement des Sénégalais, par conséquent, nous sommes encore bien loin, d’un Etat de droit, vers lequel nous rêvons de vivre.

Par ailleurs, nous devons tous avoir l’honnêteté et le courage de reconnaître cette vérité qui est une lapalissade, mais qui dérange certains milieux, parce qu’ils refusent d’appréhender correctement une réalité, par fanatisme dogmatisme ou intolérance. En effet, j’estime pour ma part, que ces délinquants à col blanc, criminels de sang et économiques de haut vol, sont de loin, plus dangereux et nuisibles pour notre société, que ces quels marginaux d’homosexuels que l’on pourchasse et traque comme des pestiférés. Au lieu de perdre du temps et de faire involontairement la promotion de l’homosexualité par une publicité intense à travers tous les médias, d’un épiphénomène aussi marginal dans la vie de notre société. Nous ferions mieux, assurément, de combattre, avec force et vigueur, le pillage inadmissible et incessant dont nos ressources sont l’objet, l’existence des injustices et inégalités sociales criardes qui persistent encore, etc., des méfaits auxquels nous assistons depuis belle lurette, sans avoir  levé un seul instant, même, le plus petit doigt.

Au fond, l’homosexualité est un acte immoral, c’est indéniable, et un pêché évident que Notre Créateur réglera avec les concernés le moment venu, comme du reste, Il le fera avec nous, pour les pêchés que nous-mêmes avons commis à l’insu des autres, mais pas à son insu. C’est bien connu, la peur et la violence n’ont jamais été les meilleures méthodes d’éducation ou de rééducation à l’endroit des déviants. Il faut changer de méthode, en tenant compte que ce sont des créatures de notre Seigneur, afin d’en aider certains et ramener d’autres vers la normalité de notre société de croyants. Sans doute, attenter à leur vie n’y changera pas grand chose et, civilement, c’est bien commettre un crime. Au lieu de les jeter dans la gueule du loup, à savoir les pousser à s’exiler en Europe, Amérique ou à l’étranger, essayons de les récupérer par une thérapie adaptée à ce genre de déviation ou maladie.

Alors que, l’Etat et nous tous d’ailleurs, devrions plutôt, nous mobiliser amplement et énergiquement contre tous ces délinquants malfaiteurs, qui pillent impunément les ressources du pays, jouissent librement de leur butin sous nos yeux et narguent les honnêtes gens, qu’ils considèrent, comme de pauvres gens, parce que non possédants illicitement. L’objectif inavoué de ces délinquants et trafiquants de tout bord est de ruiner notre pays, en commettant toujours des actes et manœuvres qui impactent négativement sur l’économie nationale. Ils tentent ainsi, par tous les moyens d’asphyxier l’économie nationale, et par ricochet, d’abuser des biens communs à la nation dont ils veulent, illégalement, s’accaparer à eux –seuls.

Soyons vigilants, très regardants et attentifs à certaines manœuvres à but inavoué qui se déroulent dans notre pays. Ceux qui s’érigent en censeurs ne sont pas toujours les exemples les plus indiqués, qu’il nous faut. Certains, d’entre eux, se prennent d’ailleurs, de plus en plus, pour les gardiens de la morale et de la vertu. Et, Taïbe Socé en est un exemple patent. Mais, mine de rien, dans le même temps ils tissent patiemment leurs toiles et, si nous demeurons naïfs et passifs, ils prendront le contrôle de notre pays qui leur est laissé vacant par une élite qui dort autour du nectar et veut nous faire croire qu’elle travaille pour le pays.

Un exemple très intéressant, efficace et pratique à méditer par le Sénégal et son président, nous vient aujourd’hui, du président Buhari du Nigeria.  En effet, depuis le retour de celui-ci au pouvoir, la situation sur le plan de l’ordre, la discipline, la sécurité et la gestion vertueuse de l’économie nationale, a beaucoup changé. Il a pris, effectivement, en vue du redressement de son pays, qui baignait dans l’anarchie totale, la ferme décision de traquer en actes et non en paroles, tout le contraire de chez nous, tous les prédateurs qui avaient volé les ressources du Nigeria et les avaient planquées dans une place financière, comme Dubaï, qui est devenu la plaque tournante où les voleurs, prédateurs et pilleurs de leur pays déposent leur butin. Le général vient, en usant d’une méthode discrète et payante, de récupérer pour son pays 200 milliards de dollars, qui étaient planqués à Dubaï par des gouverneurs et autres personnalités nigérianes. Il faut dire que le général, dans sa rigueur, est sans pitié pour les délinquants trafiquants et, quel que soit leur titre ou grade du reste, il les sanctionne tous, sans discrimination ni exception. Et, à propos de la sécurité de son pays, on le voit, le général Buhari, sans tambour ni trompette, livre efficacement un combat sans merci contre le Boko haram et remporte des succès, contre ces prétendus musulmans, mais de véritables bandits.

Mandiaye Gaye

Mandiaye15@gmail.com