Après le référendum, Macky doit discuter avec tous les acteurs…Une concertation plurielle

Que retenir du référendum ? Selon Amacodou Diouf, président du Conseil d’administration de l’Ong Ahdis, « le fait saillant du référendum est la faible mobilisation de nos concitoyens (…) conséquence de la non-appropriation des mesures soumises à l’appréciation du peuple ». Selon lui, « cette faible mobilisation est une invite à davantage faire partager avec les citoyens des mesures qui les concernent, leur donner régulièrement l’opportunité de s’assurer d’une participation effective à la définition des politiques publiques ». Rappelant que dans sa déclaration du 26 février 2016, il avait dit qu’il fallait donner aux Sénégalais un temps de réflexion, pour voter et pour dire « oui » ou « non », Amacodou Diouf réitère son appel à Macky. C’est pour « une forte implication des acteurs intéressés dans l’élaboration des lois organiques ou tout autre texte législatif et/ou réglementaire pour l’application des principes constitutionnels soumis au référendum. Un partage approfondi et inclusif de ces textes est utile et facilitera les contributions des acteurs aux réformes envisagées ». Il souhaite aussi que le chef de l’Etat promeuve « une concertation plurielle avec tous les acteurs (acteurs de développement, partis politiques, pouvoirs religieux, partenaires techniques et financiers, etc.) pour un sursaut économique national » car estimant que « le pays doit aller au travail à la suite du Référendum ». C’est pourquoi d’ailleurs Ahdis propose que soient approfondis, dans le futur proche, trois aspects. D’abord, « la définition du type d’Etat et la fonction du gouvernement dans un système (à renouveler) de régulation du jeu économique et social ».

Le « ‘trop d’Etat’ monopoliste par essence, même dans le secteur du développement communautaire, est en déphasage avec l’édification d’un socle pour ‘l’émergence’ économique », dit-il. Ensuite, « relativement au financement de la société civile (Ong, syndicats et autres organisations corporatistes), l’Etat gagnerait à initier une réflexion stratégique à travers des ‘Assises de la société civile’ ou toute autre forme de concertations de la manière la plus inclusive possible avec une approche participative garantie par tous les acteurs ». Enfin, « par rapport à la coopération économique et financière internationale que le gouvernement de notre pays mène, il importe de statuer sur l’efficacité de l’aide  et d’exiger des partenaires de la coopération bi et multi latérale le respect des principes de la Déclaration de Paris. L’aide octroyée au Sénégalais doit rester au profit des Sénégalais »