Amadou Ba refuse de commenter une info qui n’est pas sérieuse

Le Ministre de l’Économie des finances et du Plan, Amadou Ba a apporté un démenti concernant l’information selon laquelle le Sénégal a connu, au plan économique, un recul. Venu présider ce mardi 27 octobre 2015, le lancement du rapport portant sur les perspectives économiques régionales pour l’Afrique subsaharienne, le ministre a d’emblée dégager en touche cette information selon laquelle le Sénégal a reculé de 2 bonds pour se retrouver dans le lot des 25 pays les plus pauvres au monde.

« Je ne peux pas parler d’une information que j’ignore. Je ne peux pas parler d’une information qui n’est pas sérieuse. On a accusé le FMI à tort », a indiqué l’argentier de l’État. Il en veut pour preuve que « le Sénégal connait une croissance soutenue qui continue depuis 2011. Les agrégats macroéconomiques, la croissance est passée de 1,8 en 2011 et il est prévu une croissance supérieure à 5,4 % cette année. Les prévisions macroéconomiques ont été faites sur la base d’une prévision de croissance de 5,3 %. C’est ce dont nous avons convenu avec le FMI dans le cadre de l’Isp, c’est la dernière mission du fonds. Cela veut dire en clair que la richesse nationale va augmenter de 7541 milliards à 8150 milliards soit 406 milliards en valeur absolue et 5,3 % en valeur relative ».

Amadou Ba qui était interrogé en marge de ce lancement qui se fait de manière simultanément a cependant souligné qu’il existe une divergence entre l’institution et l’Etat sénégalais. « Nous avons une petite divergence avec le FMI qui nous demande d’être beaucoup plus prudents. Par ce que, nous pensons pouvoir faire 5,4, le FMI estime que 5,3, donc c’est moins 0,1. Mais, aujourd’hui, nous pensons, après l’hivernage, pouvoir dépasser les 5,4 % ». Donc l’information selon laquelle le Sénégal recule est une information dénouée de tout fondement. C’est une information absolument fausse. Maintenant, lorsqu’on fait une analyse économique, quand on a une richesse, on partage la richesse entre les populations. On calcule ce qu’on appelle le revenu par tête, c’est-à-dire ce que chaque Sénégalais aurait pu avoir ou doit avoir si la richesse nationale était partagée. En partageant cette richesse nationale, les sénégalais, en 2014, chacun pouvait avoir 553 000 F CFA. Aujourd’hui, sur la base des prévisions, les Sénégalais vont avoir 564 000 F CFA. Où est la baisse?? », s’interroge le ministre de l’Économie, des Finances et du plan.

Face aux parties prenantes de cette rencontre qui a noté la présence de l’ancien Premier ministre sénégalais, Abdoul Mbaye qui faisait office de médiateur, d’agents de la Banque mondiale, de la Bceao et du FMI, entre autres, il a souligné qu’il ne serait pas exclu de noter des différences sur ces montants qui étaient convertis en monnaie étrangère. « Maintenant, si vous exprimez, la monnaie locale que nous avons, 550 000 ou 557 000, vous allez les exprimer en Yen ou en dollars ou en Ougiya, c’est des taux fructueux. Peut-être même que la vérité d’hier, n’est pas la vérité d’aujourd’hui. Je pense qu’il faut donc que l’on fasse attention. Le Sénégal est sur une bonne trajectoire », a-t-il indiqué.