Aliou Sall accusé de brader les terres des Filaos de Guédiawaye…Dans le silence absolu : 2 parcelles pour chaque…

La boussole morale de Guédiawaye s’est depuis longtemps déréglée. On a pour ainsi dire « perdu espoir » en considérant que tout se valait.
Cependant pendant la campagne électorale des joutes de 2014 qui a précédé un climat de tension dans la vie politique sénégalaise, des personnes se disant porteuses de la vraie rupture se sont présentées devant tout Guédiawaye pour solliciter nos votes dans un esprit de changer radicalement la marche des affaires de la cité en boutant dehors les anciennes pratiques nébuleuses connues de tous.
En réalité, chers habitants de Guédiawaye, sachez que vous n’êtes pas encore sortis dans l’ère des « grands complots ». C’est à croire que la ville de Guédiawaye reste figée dans ses tabous, dans ses blocages et dans ses croyances erronées malgré les ruptures annoncées : la vérité est que bientôt nous allons assister au BRADAGE DES FILAOS dans un processus d’une totale absence de transparence vis-à-vis des populations.
A l’annonce de ce projet, imaginez-vous que certains conseillers se sont précipités pour réclamer deux (2) parcelles pour chaque élu local, montrant au passage leur vraie nature. Ils ont oublié qu’un conseiller municipal a pour mission de veiller à protéger les intérêts de la communauté et de faire en sorte de bien informer les populations des décisions prises par le conseil municipal. Au fait, je ne suis même pas sûr qu’ils fussent animés de cette vocation quand ils sollicitaient nos voix ?
En réalité, nous nous sommes laissé bercer et endormir par des personnes qui ne croient en rien, qui nous ont laissé croire que l’on pouvait connaitre le changement.
Plus étrange et plus grave, alors que les populations spéculent de droite à gauche, les maires des communes concernées à savoir Sahm Notaire, Golf Sud, Wakhinane, Ndiareme Limamoulaye et de la Ville en l’occurrence Monsieur Aliou Sall, ont préféré garder un silence total douteux. Qu’est-ce qui est en train de se fomenter ?
Je rappelle que durant la campagne électorale, le Maire Aliou Sall lors d’un meeting tenu à Médina Gounass a déclaré : « J’appelle toute la population à s’opposer au bradage des filaos qui font partie du patrimoine de Guédiawaye », des propos contre l’ex Maire par défaut, Cheikh Sarr, comme il l’a mentionné dans un article paru le 20/11/2013 sur www.seneplus.com.
Pourtant, cet ancien candidat, devenu aujourd’hui maire de la ville de Guédiawaye, ne trouve rien de mieux que de se détourner de ces propos d’hier. Va-t-il faire du Wakh-Wakhéte ? Une approche pareille à l’endroit des autres quatre (4) administrateurs des communes citées ci-dessus.
Devrions-nous commencer à regretter le choix découlant de nos votes ? Malheureusement : choisir, c’est renoncer à quelque chose, c’est donc en payer le prix. C’est ce que les économistes appellent le « coût d’opportunité », mais dans notre cas, cela s’appelle le « coût de la malchance ».
Chers compatriotes, nous avons élu dans leur majorité, des personnes difficiles à cerner, donc attendons à subir la vraie loi de la jungle.
Je lance un appel à la société civile, particulièrement de Guédiawaye, à se pencher sérieusement sur cette forfaiture qui est en train de prendre forme.
A Guédiawaye, y a-t-il vraiment des élus locaux loyaux aux aspirations des populations de leur localité ?
Quand tout se vaut, tout devient possible, surtout le pire.

Ibrahima Diouf dit Gaye – Gaye
Economiste-Statisticien
Email : pape_gaye@hotmail.fr

2 Comments

  1. Bravo Gaye pour cette vigilance citoyenne. Les transformations durables se feront à la base. Pourvu que la société civile vous entende!

  2. Le plus grand scandale foncier est en branle à Guédiawaye avec cette bande de filaos qui est l’objet de convoitises. On disait que la raison du parachutage de Aliou Sall c’était de capter les milliards qui constituent cette valeur domaniale. Il compte faire passer son forfait à travers la corruption de soit-disant porteurs de voie qui disent que mieux vaut brader les filaos que de les laisser être le lit des bandits. Les femmes sont également manipulées sous le prétexte fallacieux de lutte contre la saleté.

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